Enquêtes

Drôme : les gendarmes retrouvent huit des lémuriens volés dans un zoo

Auteur : la capitaine Sophie Bernard - publié le
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Après le vol de dix lémuriens et de deux tamarins au zoo d’Upie, dans la nuit du 22 au 23 août dernier, le travail d’enquête des militaires de la compagnie de gendarmerie de Crest, appuyés par le groupement de la Drôme, la Section de recherches (S.R.) de Grenoble et l’OCLAESP, a permis d’identifier les auteurs et de retrouver huit lémuriens vivants.

Cela pourrait être un remake du film Madagascar si seulement ces lémuriens s’étaient enfuis de leur plein gré ! Dans la matinée du 23 août dernier, c’est la stupeur au zoo d’Upie : douze animaux classés comme espèces protégées, dix lémuriens et deux tamarins à lèvres blanches, ont été dérobés. Face aux « loges » laissées vides, les responsables du site contactent immédiatement les gendarmes, qui se mettent en quête des fameux primates et de leurs kidnappeurs.

Sur la trace de douze primates

Le dossier est confié à la brigade de Chabeuil, appuyée par des enquêteurs du groupement de la Drôme, de la Section de recherches (S.R.) de Grenoble et de l’OCLAESP, spécialisés dans le trafic des espèces protégées. Les premières investigations mettent rapidement en lumière un phénomène local de ventes différées à des particuliers.

Aussi, dans la soirée du 29 août dernier, un dispositif de contrôle des flux est mis en place sur les axes reliant l’Ardèche et la Drôme. Dans la commune de Livron-sur-Drôme, un véhicule refuse d’obtempérer et prend la fuite, avant d’être intercepté quelques kilomètres plus loin par les pelotons de surveillance et d’intervention de gendarmerie de Crest et de Valence. À bord du fourgon se trouvent deux individus, mais également deux caisses renfermant huit des lémuriens enlevés.

Deux individus écroués, quatre animaux recherchés

À l’issue des gardes à vue, le 31 août dernier, deux des mis en cause, déjà connus judiciairement, ont été présentés au tribunal de Valence, en vue de leur mise en examen, avant d’être placés en détention provisoire dans le cadre de l’information judiciaire ouverte pour vol par effraction et recel.

Récupérés sains et saufs, les huit lémuriens ont pu, de leur côté, retrouver leurs repères dans le parc zoologique, après avoir été pris en charge par le vétérinaire du site. « Nous sommes très, très heureux. On y croyait sans y croire… Nous sommes cependant encore très inquiets pour les animaux encore disparus », a réagi auprès de Sud-Ouest le gérant du zoo d'Upie, Alexandre Liauzu.

D’autant que les quatre pensionnaires manquants nécessitent des soins particuliers, puisqu’il s’agit de deux tamarins, des petits singes très fragiles, et de deux bébés lémuriens. L’appel à témoin est donc maintenu.