Enquêtes

Landes : un homme condamné pour avoir attaqué la compagnie de Dax

Auteur : Antoine Faure - publié le
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Un individu de 39 ans a été condamné en comparution immédiate, jeudi 7 janvier, à 18 mois de prison avec sursis et au versement de dommages et intérêts, pour avoir pénétré en force dans l’enceinte de la caserne de la gendarmerie de Dax, et causé de nombreux dégâts matériels.

Il était près de minuit, le 24 novembre dernier, lorsqu’un homme se présente devant la caserne de la Compagnie de gendarmerie départementale (CGD) de Dax. Percutant le portail, il pénètre dans l’enceinte, puis emboutit deux Iris-Bus de l’Escadron de gendarmerie mobile (EGM) 15/6 de Nîmes, qui se trouvaient stationnés sur les lieux ce soir-là. L’individu se saisit de deux tonfas dans un des véhicules, avec lesquels il fracasse les vitres de deux voitures sérigraphiées de la CGD, dont une flambant neuve. Alertés par le bruit depuis leurs logements de fonction, les gendarmes arrivent rapidement sur les lieux.

L’homme tente alors d’agresser l’adjoint au commandant de compagnie, mais les militaires parviennent à le maîtriser. Menotté et conduit dans les locaux de service, il crache sur le GAV et l’élève-gendarme qui assurent sa surveillance. L’examen médical mené après son placement en garde à vue conclut que l’homme, particulièrement agité, n’est manifestement pas dans un état compatible avec la poursuite de cette garde à vue. Il est immédiatement interné en hôpital psychiatrique.

Théories complotistes

La perquisition menée par la brigade de recherches (B.R.) de Dax à son domicile permet de découvrir de nombreux écrits prouvant son adhésion aux théories complotistes. L’exploitation de son matériel informatique laisse également apparaître qu’il s’était renseigné sur la façon de se procurer des armes.

Les gendarmes l’attendaient à l’issue de son séjour en psychiatrie pour lui signifier son placement en garde à vue. Celle-ci s’est déroulée mardi 5 et mercredi 6 janvier. L’individu de 39 ans dit ne se souvenir de rien, si ce n’est quelques bribes, de cette soirée. Ce qu’il a répété jeudi 7 janvier devant le tribunal, où il a été jugé en comparution immédiate pour introduction illicite sur un terrain militaire, destruction de matériel militaire, violence sur personne dépositaire de l’autorité publique et non respect du confinement.

« Les trois gendarmes victimes de violences, et qui avaient déposé plainte, ont bénéficié de la protection fonctionnelle et ont été défendus par une avocate qui a réalisé un excellent travail », précise la cheffe d’escadron Bénédicte Pontiès qui commande la compagnie.

L’homme a été condamné à 18 mois de prison avec sursis, avec mise à l’épreuve de deux ans. Il devra verser à la gendarmerie 20 000 € au titre du préjudice matériel et 600 € au titre du préjudice moral. Il versera également 500 € à chacun des militaires victimes.