Enquêtes

Meuse : un trafic de drogue démantelé, douze personnes mises en examen

Auteur : la capitaine Sophie Bernard - publié le
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Après six mois d’investigations, les enquêteurs de la Brigade de recherches (B.R.) de Verdun, appuyés par la Section de recherches (S.R.) de Nancy, ont mis à jour un trafic de stupéfiants d’ampleur régionale. Une double opération judiciaire, lancée par la gendarmerie, les 19 et 20 avril derniers, à Verdun et à Metz, a permis de mettre un terme à cette activité.

 

Loin des tranchées, la bataille menée par la gendarmerie contre les trafiquants de stupéfiants a impressionné plus d’un habitant, en cette après-midi du 19 avril dernier, dans les rues de Verdun. Tandis que l’hélicoptère de la Section aérienne de gendarmerie de Metz survolait la ville pour superviser l’opération, 200 militaires étaient déployés à terre, dont 70 gendarmes du groupement de la Meuse, des enquêteurs de la Section de recherches (S.R.) de Nancy, des unités d’intervention, dont le GIGN, l’antenne GIGN de Reims et le peloton spécialisé de protection de la gendarmerie de Cattenom, et six équipes cynophiles.

Cela faisait six mois que les enquêteurs de la Brigade de recherches (B.R.) de Verdun, aidés par ceux de la S.R. de Nancy, travaillaient sur ce réseau d’ampleur régionale, alimentant deux points de deals en plein centre-ville.Saisis de l’affaire courant novembre 2020 par le parquet de Verdun, leurs investigations ont mis en lumière l’existence d’une organisation structurée : des têtes de réseau opéraient depuis Metz pour alimenter en cannabis, cocaïne et héroïne ces deux points verdunois, tenus par des individus armés.

L’activité des trafiquants ne semble pas avoir souffert des confinements, puisque ces derniers enregistraient 150 à 220 passages quotidiens de consommateurs, générant un chiffre d’affaires pouvant s’élever jusqu’à 6 000 euros par jour.

Après une première phase d’interpellations et de perquisitions visant les deux points de vente, une seconde a été déclenchée le 20 avril à Metz. La mobilisation des gendarmes a permis d’interpeller 18 personnes, mais également de saisir sur place des stupéfiants (737 grammes d’héroïne et 48 grammes de cocaïne), huit armes (dont deux revolvers et un fusil à pompe), plus de 15 000 euros en numéraire, six véhicules et 24 téléphones mobiles.

À l’issue des gardes à vue, douze des individus ont été mis en examen, dont six ont été placés en détention provisoire. En attendant leur jugement, les investigations se poursuivent, notamment s’agissant du patrimoine accumulé par les trafiquants, volet traité par le groupe interministériel de recherches de Metz.