Enquêtes

Midi-Pyrénées : interpellation de deux voleurs à main armée

Auteur : Antoine Faure - publié le
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Les auteurs d’une série de braquages de commerces, commis entre le 22 décembre et le 2 janvier, ont été arrêtés à Cahors et placés en détention provisoire.

Les gendarmes le savent bien : trêve des confiseurs ne rime pas avec trêve des malfaiteurs. Illustration en Midi-Pyrénées avec cette série de quatre vols à main armée commis en une dizaine de jours sur quatre départements : le Tarn, la Haute-Garonne, le Lot et l’Aveyron.

Tout commence le 22 décembre à Moissac, dans le Tarn. Deux individus braquent un bureau de tabac à l’aide d'une arme de poing de type revolver avec barillet et crosse en bois, et s’enfuient avec leur butin, 2 000 € de cigarettes et 3 000 € en numéraire, à bord d’un véhicule Ford C-Max blanc.

Des rapprochements sont rapidement établis avec un autre vol similaire s’étant déroulé dans le département limitrophe de la Haute-Garonne, à Escalquens. L’enquête est alors confiée à la brigade de recherches (B.R.) de Castelsarrasin.
Les gendarmes ne disposant que d’une immatriculation partielle consultent les images des bornes de péage autoroutiers qu’ont dû nécessairement franchir les braqueurs. Ils retrouvent rapidement l’immatriculation complète, qui s’avère être fausse, la voiture ayant été volée en Espagne.

« Un travail minutieux sur l'utilisation du véhicule dans les semaines précédentes nous a permis de recueillir des éléments  auprès des sociétés d’autoroutes, conduisant à l'identification d'un des deux braqueurs », explique le directeur d’enquête, l’adjudant-chef (ADC) Vincent, commandant adjoint de la B.R. de Castelsarrasin.

Localisés dans un hôtel à Cahors

Les événements vont alors quelque peu se précipiter. Le 31 décembre, à Requista, dans l’Aveyron, deux hommes vêtus de noir et de bonnets braquent une supérette, en menaçant les personnes présentes au moyen d’un fusil à double canon scié. Le 2 janvier, à Gourdon, dans le Lot cette fois, le même mode opératoire est utilisé dans un tabac. Les quatre faits sont reliés. Les parquets respectifs se dessaisissent au profit du parquet de Montauban, et la Section de recherches (S.R.) de Toulouse est co-saisie avec la B.R. de Castelsarrasin qui conserve la direction d’enquête.

L'un des auteurs est possiblement localisé dans un hôtel à Cahors. Une surveillance est mise en place dans la nuit du 2 au 3 janvier par le GOS (Groupe Observation Surveillance) de Toulouse, pour vérifier cette hypothèse et, le cas échéant, déterminer si le co-auteur l'est aussi. Elle est complétée par une surveillance physique d’une équipe d’intervention de l’antenne GIGN de Toulouse aux abords de l’hôtel, le 3 janvier, afin de procéder à une éventuelle interpellation en opportunité.  Cette surveillance permet de confirmer la présence des deux auteurs présumés.

L’ opération judiciaire est décidée le 3 janvier à 14h et déclenchée à 16h30. D’importants moyens sont  mobilisés : un TIC du Tarn-et-Garonne, une équipe cyno-technique du Gers, six enquêteurs de la Communauté de brigades (COB) de Moissac, des enquêteurs de la B.R. de Castelsarrasin, et six militaires du Peloton de surveillance et d’intervention (PSIG) de Castelsarrasin. Les perquisitions conduisent à la découverte d’armes, de munitions, de tabac et de numéraire.

Placés en garde à vue, les deux suspects reconnaissent leur implication. Ils sont déférés devant le juge d’instruction le 5 janvier, mis en examen et placés en détention provisoire aux maisons d’arrêt de Montauban (82) et Seysses (31).