Enquêtes

Sud-Ouest : interpellation d’un groupe criminel russophone spécialisé dans les vols à l’étalage

Auteur : Sirpa Gendarmerie - publié le
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Les gendarmes de Haute-Garonne et du Tarn-et-Garonne, associés à l’Office central de lutte contre la délinquance itinérante, ont démantelé une structure criminelle de type russophone, affiliée aux « vory v zakone », ou voleurs dans la loi. Dix personnes, suspectées d’avoir commis de nombreux vols à l’étalage dans les commerces du Sud-Ouest, depuis 2020, ont été mises en examen.

Au cours de l’année 2020, une recrudescence des vols à l’étalage est observée dans le sud-ouest de la France. Agissant en équipes de deux à trois individus, les malfaiteurs écument quotidiennement les magasins de grande et moyenne distribution pour dérober de nombreuses marchandises : alcool, cosmétiques, outillage…

Les gendarmes débutent leurs investigations dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte auprès de la Juridiction inter-régionale spécialisée (JIRS) de Bordeaux, dans un premier temps sous l’autorité du procureur de la République, puis d’un magistrat instructeur.

Une cellule d’enquête dédiée à ce phénomène est rapidement mise en place. Dirigée par l’Office central de lutte contre la délinquance itinérante, elle est armée par des militaires des Groupements de gendarmerie départementale (GGD) de Haute-Garonne et du Tarn-et-Garonne.

Les enquêteurs parviennent ainsi à identifier une structure criminelle de type russophone, affiliée aux voleurs dans la loi, les « vory v zakone ». Son fonctionnement est normé et son architecture hiérarchisée sous l’autorité d’un chef régional appelé Vor. Les individus, qui agissent au départ des agglomérations de Toulouse et de Montauban, sont localisés.

Dix mises en examen

Le 6 avril dernier, treize personnes sont interpellées simultanément, à Toulouse, Montauban et Limoges. Lors des perquisitions effectuées aux domiciles des protagonistes, les enquêteurs retrouvent des centaines de bouteilles d’alcool, plus de 700 produits cosmétiques, ainsi que des dizaines de matériels électroportatifs. Près de 7 000 euros en numéraire, deux montres de luxe et trois véhicules de grosse cylindrée sont par ailleurs saisis au titre des avoirs criminels.

À l’issue des gardes à vue, dix des mis en cause ont été présentés devant le magistrat instructeur et mis en examen. Neuf d’entre d’eux ont été écroués, le dernier étant placé sous contrôle judiciaire.