Enquêtes

La S.R. de Metz coupe l’herbe sous le pied d'un réseau de trafiquants

Auteur : Antoine Faure - publié le
Temps de lecture: ≃2 min.
© Tous droits réservés

Une enquête rapide et efficace des gendarmes de la section de recherches de Metz a permis d’interpeller, entre le 27 avril et le 2 mai, les cinq membres d’un réseau qui importait des stupéfiants depuis l’Espagne pour les revendre en Moselle.

228 kilos de cannabis ! C’est la belle prise réalisée par les gendarmes de la section de recherches (S.R.) de Metz, avec l’appui opérationnel de celle de Montpellier et des Groupements de gendarmerie départementale (GGD) de la Moselle et de l’Hérault.

Les investigations, menées d’initiative, à partir de janvier 2022, par les militaires de la S.R. de Metz sur des consommateurs de stupéfiants mosellans, avaient permis de cibler rapidement un réseau de trafiquants comprenant de nombreux intermédiaires. « Ce réseau commençait à prendre de l’ampleur avec des quantités importantes importées depuis l’Espagne », relève le chef de la S.R., le colonel Denis Hebinger.

Plus de 2 millions d’euros

L’herbe et la résine de cannabis voyageaient effectivement depuis l’Espagne, via le département de l’Hérault, pour arriver à Fameck, près de Thionville, où elles étaient conditionnées en laboratoire pour être revendues.

Les opérations judiciaires, menées du 27 avril au 2 mai, ont permis d’interpeller cinq individus – quatre en Moselle avec l’appui du GGD 57 et du GOS de Metz, et une dans l’Hérault, avec l’appui du GGD 34 –, « à savoir la tête de réseau, ses lieutenants et ses aides logistiques », précise le colonel Hebinger. Les perquisitions ont conduit à la saisie de 228 kilos de cannabis et résine de cannabis, pour une somme estimée à plus de 2 millions d’euros, ainsi que de deux véhicules et d’une arme de poing.

Il a fallu acheminer en toute sécurité les pièces à conviction saisies dans l’Hérault, dont la valeur à la revente dépassait à elle seule le million d’euros, au juge d’instruction de Metz. Cette mission sensible a été prise en compte par les GGM IV/7 de Dijon et I/7 de Metz, en coordination avec les différents GGD traversés.

Les cinq hommes, âgés d’une trentaine d’années, ont été mis en examen et placés en détention provisoire. « Les investigations se poursuivent dans le cadre de l’information judiciaire », a indiqué le procureur de la République de Metz.