Enquêtes

Trafic de drogues dans les Côtes-d’Armor : 15 mises en examen et 100 000 euros de produits saisis

Auteur : le chef d'escadron Sophie Bernard - publié le
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© D.R.

Après un an d’investigations, les enquêteurs de la Brigade de recherches (B.R.) de Saint-Brieuc (22) sont parvenus à démanteler un vaste trafic de stupéfiants (cocaïne, héroïne, résine de cannabis) impliquant plusieurs individus et alimentant tous les départements voisins.

C’est un gros coup de filet pour les gendarmes bretons ! À partir d’éléments recueillis en mars 2021, ils commencent à enquêter sur un trafic de drogues qui toucherait toute la région. Dans le cadre de l’information judiciaire ouverte en octobre dernier, les enquêteurs parviennent finalement à identifier les protagonistes déjà connus pour ce type de faits.

Le clan des costarmoricains

En creusant, les gendarmes comprennent vite qu’ils ont affaire à une véritable organisation criminelle, avec des déplacements douteux en direction de l’Espagne et des Pays-Bas à bord de voitures de location, puis un stockage des produits au domicile de nourrices, avant qu’ils soient écoulés. La firme briochine n’hésite pas à user de la violence contre les clients qui auraient du mal à régler leurs dettes et à profiter des gains générés par le trafic pour se payer des séjours dans des hôtels luxueux ou louer des véhicules haut de gamme.

Finalement, les 14 et 28 mars derniers, le groupe stupéfiant départemental, renforcé par des gendarmes du groupement, procède à de nombreuses interpellations dans les Côtes-d’Armor et la Marne. Puis, les 25 avril et 2 mai 2022, trois nouveaux individus, dont l’une des têtes de réseau, sont interpellés à leur tour.

Belle pêche pour les Bretons !

Dans le cadre des perquisitions menées, les enquêteurs découvrent trois chambres de culture et saisissent plus de 29 000 euros en numéraire, cinq armes de poing, près de 10 kg de résine et 7 kg d’herbe de cannabis, ainsi que de la cocaïne. Des produits qui représenteraient une valeur d’environ 100 000 euros sur le marché. Les militaires retrouvent et saisissent également de nombreux produits de luxe (maroquinerie, vêtements, bijoux, etc.), du matériel hifi et quatre véhicules utilisés par les trafiquants.

À l’issue des gardes à vue, 15 individus ont été mis en examen, 12 étant placés en détention provisoire et trois autres sous contrôle judiciaire en attendant le procès. Le travail des enquêteurs se poursuit à l’heure actuelle, puisque plus d’une cinquantaine de personnes ont déjà dû être entendues et que deux trafiquants encore en fuite sont activement recherchés.