Enquêtes

Vendée : démantèlement d'un trafic international de drogues alimentant les «free parties»

Auteur : Pablo Agnan - publié le
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© Gendarmerie nationale

Les stupéfiants étaient acheminés depuis les Pays-Bas. À la tête de ce réseau, un individu très défavorablement connu des services judiciaires. Interpellé le 25 juin, alors en plein « go fast », les gendarmes ont retrouvé pour plus d’un million d’euros de drogues. Il a été condamné à 10 ans de prison.   

Suspecté d’être à la tête d’un trafic international de stupéfiant alimentant le milieu des « free parties » de l’ouest de la France, un individu a été condamné à 10 ans de prison ferme et à 400 000 euros d’amende par le tribunal correctionnel des Sables-d’Olonne. Son complice a quant à lui écopé de six mois d’emprisonnement assortis d’un sursis probatoire.  

Jugé en comparution immédiate, l’individu a été interpellé quelques jours plus tôt par les gendarmes vendéens, alors qu’il revenait des Pays-Bas avec un complice. À bord de son véhicule intercepté, et lors des perquisitions qui ont suivi, les militaires ont découvert une quantité impressionnante de drogues en tout genre.

Un individu rompu aux techniques clandestines

Plus de 30 000 cachets d’ecstasy, 15 kilos de kétamine et deux d’amphétamines, un litre de GHB, de la résine de cannabis, du LSD, ainsi que 43 olives de cocaïne, ont été saisis par les enquêteurs. La valeur de cette marchandise est estimée à 1 125 000 euros.

Mais les saisies ne s’arrêtent pas là. Les gendarmes mettent également la main sur plusieurs armes ainsi que des munitions. Parmi elles, se trouvaient un fusil d’assaut, un pistolet-mitrailleur type Skorpion VZ61, un pistolet automatique et une carabine du manufacturier américain Winchester.

© Gendarmerie nationale

Au domicile de l’individu, les militaires tombent également sur des faux documents d’identité. Cette prise confirme la thèse des enquêteurs selon laquelle la tête de réseau n’est pas un quidam ordinaire, mais bien un individu aguerri, rompu aux techniques clandestines. Il est d’ailleurs très défavorablement connu de la justice.

Mais ce n’est qu’au mois de mai qu’il apparaît pour la première fois sur le radar de la Brigade de recherches (BR) des Sables-d’Olonne. Son train de vie dispendieux, avec des dépenses qui s’élèvent à plusieurs centaines de milliers d’euros dans les casinos, met la puce à l’oreille des gendarmes.

190 000 euros de biens saisis

Un train de vie exorbitant confirmé grâce aux perquisitions. Les militaires saisissent plusieurs véhicules, dont un quad d’une valeur de 4 000 euros, un Renault Scénic estimé à 7 500 euros et un camion Mercedes, dont le prix à l’achat est de 35 000 euros.
 
À son domicile, les enquêteurs mettent également la main sur de nombreux biens mobiliers, pour un volume total de 225 m³ et une valeur estimée à 70 000 euros. Sur place, a été saisie du matériel professionnel de son et lumière, semblable à celui qui se trouvent dans les tecknivals, de l’outillage, professionnel lui aussi, ainsi que du matériel de musculation.

© Gendarmerie nationale

La prise de cet impressionnant butin a été permise par l’exploitation d’un renseignement par la B.R. des Sables-d’Olonne. Ce dernier permet de mettre en évidence l’existence d’un trafic de stupéfiants depuis les Pays-Bas vers la région vendéenne.

Au vu de la dimension internationale de ce dossier, le procureur de la République des Sables-d’Olonne co-saisit la Section de recherches de Nantes, ainsi que le Groupe interministériel de recherches (GIR) des Pays-de-la-Loire.