INTERPOL-EUROPOL : une opération internationale permet de sauver des milliers de reptiles

auteur : Sirpa, Gendarmerie nationale - publié le

Conduite du 22 avril au 13 mai, l’opération Blizzard a permis de sauver, à travers le monde, 4 419 animaux vivants, destinés à alimenter le secteur de la mode et de la maroquinerie de luxe. En France, où l’opération était coordonnée par l’Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique, point de contact national en matière de trafics d’espèces protégées, 30 reptiles ont été saisis.

Menée par Interpol et coordonnée par Europol, une opération de contrôle internationale, baptisée Blizzard, a été conduite entre le 22 avril et le 13 mai, afin de lutter contre le trafic de reptiles à travers le monde.

Les contrôles opérés par les forces de l’ordre des 22 pays engagés (Australie, Belgique, Bosnie-Herzégovine, Canada, Danemark, Estonie, France, Allemagne, Hongrie, Israël, Italie, Lettonie, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Pologne, Portugal, Afrique du Sud, Espagne, Suède, Suisse, Ukraine et États-Unis), visaient les passagers d’avion, les cargos commerciaux, les animaleries et les propriétaires légaux de reptiles.

Au total, 4 419 animaux vivants, principalement destinés à alimenter le secteur de la mode et de la maroquinerie de luxe, parmi lesquels 2 703 tortues, 1 059 serpents, 512 lézards et geckos et 20 crocodiles et alligators, ont pu être sauvés. Quelque 152 sacs à main, portefeuilles, bracelets de montre, médicaments dérivés de reptiles, ainsi que des animaux naturalisés ont par ailleurs été saisis.

Sur le territoire européen, près de 1 500 serpents, lézards et geckos vivants ont été récupérés. Douze interpellations ont également été réalisées en Espagne et en Italie. Les échanges d’informations entre les états membres de l’Union européenne, coordonnées par Europol, ont par ailleurs permis d’identifier près de 200 suspects à travers le monde.

En France, point de contact national en matière de trafics d’espèces protégées, l’Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP) a été le relais entre les agences internationales, les services et unités de police et de gendarmerie ainsi que les autres partenaires, dont l’ONCFS.

Les enquêteurs de l’office ont pris part à des réunions et des conférences téléphoniques internationales, permettant la recherche et la valorisation du renseignement, afin d’optimiser l’action sur le territoire national.

Au total, sur le sol français, l’action a permis le contrôle d’une centaine d’animaux et la saisie de 30 reptiles.