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À Dijon, la transformation écolo des gendarmes

Auteur : Pablo Agnan - publié le
Temps de lecture: ≃1 min.

La Caserne Delfandre, siège des gendarmes de la région Bourgogne-Franche-Comté, expérimente la collecte et le recyclage des biodéchets produits par les 440 familles vivant au sein de l’emprise. Une première dans l'Hexagone.

Et si après la moutarde, Dijon devenait la première ville pionnière en matière d’écologie. C’est en tout cas l’ambition des gendarmes de la région Bourgogne-Franche-Comté. Dans leur siège situé dans la préfecture de la Côte-d’Or, la caserne Deflandre, un système de tri à la source des biodéchets a été mis en œuvre à la mi-décembre.

Au total, les 400 foyers, soit environ 1 100 personnes, bénéficient désormais de « pallox » et bio-seaux. Il s’agit de conteneurs (sept répartis sur toute la surface de la caserne), permettant de récolter les déchets compostables, comme les restes d’un repas, réduisant au passage le poids des ordures ménagères.

Désormais, la caserne, ou plutôt l’écoquartier Delfandre, fait figure de pionnier en France sur la question écologique, mais pas que. En effet, l’initiative revêt également d’une dimension sociale :  les biodéchets collectés, à raison d’une fois par mois par la société Alfacy, seront ensuite transformés en engrais, avant d’être conduits vers le site de compostage de Valmy. De là, ils alimenteront les jardins d'insertion des Restos du Cœur.

Au sein de la caserne, l’engouement pour le projet est croissant. Un mois après sa mise en place, 70 bio-seaux ont été distribués par Alfacy à des familles volontaires, soit environ 15 % des résidents. L’objectif est fixé à 30 % de participation.