Alpes-Maritimes : deux interpellations pour dégradation d’une antenne relais

auteur : Sirpa, Gendarmerie nationale - publié le

L’antenne 5G en construction à Contes, dans les Alpes-Maritimes, avait fait l’objet de plusieurs dégradations depuis le 30 avril. Le 16 juin, les gendarmes ont arrêté et placé en garde à vue deux individus.

Mardi 16 juin peu après 23h, à Contes près de Nice, les gendarmes de la section de recherches de Marseille et du Groupement de gendarmerie départementale (GGD) des Alpes-Maritimes interpellent deux hommes qui viennent de mettre le feu à une antenne relais 4G, destinée à passer en 5G, de l’opérateur Free. Les individus ignoraient que l’installation faisait l’objet d’une vidéo surveillance, dans la cadre d’une enquête diligentée à la suite d’une série de dégradations.

Le 30 avril en effet, les câbles d’alimentation de cette même antenne avaient été sanctionnés à l’aide d’une pince coupante. Suite au dépôt de plainte, la S.R. de Marseille et la brigade de recherches de Nice étaient co-saisies par le parquet de Nice, dans le cadre du protocole ORACLE.

Cette cellule coordonne les enquêtes portant, entre autres, sur les dégradations d'antennes relais, afin d'effectuer des recoupements et de déceler d’éventuelles attaques de mouvances extrémistes.

Pris en flagrant délit

Le 12 mai, une nouvelle tentative d’intrusion est constatée. Le grillage a été déformé par la pose d’une échelle et des empreintes de pas sont visibles. En accord avec le propriétaire du site et  l’exploitant, une caméra est installée par le groupe d’observation et de surveillance (GOS) de Marseille.

Le 15 juin, d’importantes dégradations sont à nouveau constatées, mais un problème technique ne permet pas aux gendarmes d’exploiter les images. Deux nouvelles caméra sont positionnées. Le lendemain, celles-ci détectent la présence de deux individus. Un dispositif d’interpellation est mis en place pour les prendre en flagrant délit. Les gendarmes découvrent dans leur véhicule des gants, des lampes, un tournevis, une pince, un briquet ainsi que deux téléphones éteints.

Ils sont immédiatement placés en garde à vue pour « destruction d’un bien d’utilité publique en réunion ». Si l’un d’eux s’est montré coopératif, l’autre préfère pour le moment garder le silence et refuse de signer les procès-verbaux. Les gardes à vue ont été prolongées.