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Attentats de janvier 2015 à Paris : trois jours de traque

Auteur : capitaine Marine Rabasté - publié le
Temps de lecture: ≃2 min.
© F. Balsamo

Il y a 7 ans jour pour jour se déroulait l’assaut du GIGN, qui mettait fin à la traque des deux terroristes ayant perpétré les attentats contre Charlie Hebdo. Durant trois jours, les forces de gendarmerie avaient été mobilisées.

Le 7 janvier 2015, peu avant midi, des coups de feu retentissent au numéro 10 de la rue Nicolas-Appert. Deux individus lourdement armés, les frères Kouachi, pénètrent dans les locaux du journal Charlie Hebdo et assassinent onze personnes. Dans leur fuite, quelques centaines de mètres plus loin, ils tuent à bout portant un policier sur la voie publique, qui tente de les stopper. Arrivés à la Porte de Pantin, les policiers perdent leur trace. C’est le début de trois jours de traque.

Le lendemain de l’attentat, les terroristes sont repérés en zone gendarmerie, déclenchant la mise en place du plan Épervier dans les régions d’Île-de-France, de Champagne-Ardenne, de Picardie et du Nord-Pas-de-Calais. La gendarmerie engage alors l’ensemble de ses capacités opérationnelles. Gendarmes départementaux, mobiles, spécialisés et gardes républicains occupent le terrain et recherchent le renseignement.

L’assaut final

Le 9 janvier, à 8 h 45, les terroristes sont signalés dans les locaux d’une imprimerie, à Dammartin-en-Goële, en Seine-et-Marne. Une patrouille de gendarmerie se rend immédiatement sur les lieux et essuie les tirs des frères Kouachi. Un bouclage est mis en place autour de l’imprimerie, dans l’attente de l’arrivée du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN).

Alors que les forces de gendarmerie s’organisent sur place, une fusillade éclate à l’Hypercasher, Porte de Vincennes, à Paris. Les unités de la police nationale se rendent sur place. Pour la première fois, les forces de sécurité intérieure ont deux opérations à mener en simultanée.

Durant plusieurs heures, les forces de gendarmerie vont protéger et sécuriser les populations alentours, bouclant la zone pour les empêcher d’approcher, mais également pour empêcher toute fuite éventuelle des terroristes. Au cœur du dispositif, un poste de commandement opérationnel est en place, analysant les renseignements pour mener une action qui permettra d’éviter les victimes.

À 16 h 53, à Dammartin-en-Goële, les frères Kouachi ouvrent la porte de l’imprimerie et font feu sur le GIGN. L’assaut du Groupe est déclenché, entraînant, de fait, à Paris, celui du Raid dans l’Hypercasher. Quelques minutes plus tard, l’ensemble des terroristes est neutralisé.

La France rend hommage

Les jours qui ont suivi ont vu une forte mobilisation de la population française, en mémoire des 17 personnes décédées et en soutien des 20 autres blessés, ainsi qu’en soutien des forces de l’ordre. Sept ans après, les Français n’ont pas oublié cet attentat. Comme chaque année le 7 janvier, trois cérémonies se sont déroulées à Paris, en présence du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, et de la maire de Paris, Anne Hidalgo. Devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, puis sur le boulevard Richard Lenoir, où a été abattu le policier, et, enfin, devant l’Hypercacher, ils ont rendu hommage aux victimes des attaques perpétrées par les frères Kouachi.

Retrouvez ici l’ensemble des informations sur le dispositif mis en œuvre durant ces trois jours.