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Beauvau de la sécurité : une 2e table ronde consacrée à l’encadrement au sein de la gendarmerie et de la police

Auteur : le commandant Céline Morin - publié le
Temps de lecture: ≃3 min.
© MI DICOM - J. Rocha

La deuxième table ronde du Beauvau de la sécurité, consacrée à l'encadrement au sein de la gendarmerie et de la police nationales, s’est tenue ce lundi 22 février, au ministère de l’Intérieur, avec une retransmission en direct des débats sur les comptes Facebook et Twitter du ministère.

Organisée ce lundi 22 février, Place Beauvau, la deuxième table ronde organisée dans le cadre du Beauvau de la sécurité, dont l’objectif est de préparer la future loi d’orientation et de programmation de la sécurité intérieure, portait sur l’encadrement au sein de gendarmerie et de la police nationales.

Ce débat, introduit par le ministre de l’Intérieur, a ainsi permis d’aborder le cadre de travail des agents sur le terrain, notamment les responsabilités de chacun et les zones d’autonomie.

Dans ses propos liminaires, Gérald Darmanin est ainsi revenu sur les enjeux de cet encadrement, « un sujet extrêmement important, qui touche toutes nos administrations, tous nos groupes de femmes et d’hommes qui travaillent dans une hiérarchie ».

Revenant sur la question de la responsabilité, le ministre a déploré avoir parfois remarqué un défaut de l’encadrement, « en partie responsable » des difficultés qui ont pu être rencontrées. « S’il n’y avait pas eu simplement un chef de service, mais un chef en service, les choses auraient été plus encadrées, plus responsables », a-t-il déclaré, avant de préciser : « Il ne s’agit pas de faire le procès des chefs, qui connaissent beaucoup de difficultés, beaucoup de charges administratives (…) Cette hiérarchie s’applique à tout le monde. Il faut que les ordres soient clairs, que les missions soient bien définies et que les moyens matériels, comme les moyens de formation, soient au rendez-vous. C’est un grand défi pour le ministère, pour que les chefs, de manière générale, puissent « cheffer » (...), sans pour autant être autoritaires, pour pouvoir accomplir la mission dans le respect des règles. »

« Le chef doit animer et commander sur le terrain, il doit prendre des décisions, il doit également les assumer. La responsabilité individuelle et l’autorité des chefs concourent à l’exemplarité collective », a déclaré, au cours de la matinée, le général d’armée Christian Rodriguez, directeur général de la gendarmerie, avant d’évoquer des pistes permettant à l’Institution de « construire ses chefs ». Qu’il s’agisse des « chefs de circonstances », qui doivent tous avoir « un socle de savoir-faire et de valeurs communes, et ce dès la formation initiale », et tous ceux qui s’engagent dans un parcours de gradés. « Pour eux, il faut construire des parcours harmonieux tout au long de leur carrière, selon quatre enjeux : sélectionner au mérite plutôt qu’à l’ancienneté, former dans la durée, accompagner nos gradés en plaçant la bonne personne dans le bon poste de commandement, valoriser et responsabiliser pour créer et entretenir l’envie d’être gradé. »

Pour le directeur général, le commandement est une question « d’équilibre entre l’autonomie et le contrôle, entre l’intelligence locale et la subsidiarité hiérarchique. » Ce n’est « ni un abri, ni un pouvoir, c’est un service que l’on rend à une communauté dont on est redevable. »

Organisée dans un format interactif, cette deuxième table ronde, dont l’intégralité peut être visionnée sur la chaîne Youtube, a également été l’occasion d’un échange par le biais de questions posées en direct.

La prochaine table ronde, qui se déroulera le 8 mars, traitera de la formation.


© Sirpa Gendarmerie