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Bretagne : les gendarmes démantèlent une filière de pots catalytiques

Auteur : le chef d'escadron Sophie Bernard - publié le
Temps de lecture: ≃1 min.
© D.R.
Après un an d’investigations et 400 pots catalytiques volés en Bretagne et dans les régions avoisinantes, les gendarmes de la Section de recherches (S.R.) de Rennes et de la Brigade de recherches (B.R.) de Châteaulin sont parvenus à identifier les membres du réseau et à interpeller sept individus.

Pas de pot pour ces voleurs, les gendarmes ont mis un coup de frein à leur activité !

En septembre 2021, la S.R. de Rennes et la B.R. de Châteaulin sont co-saisies à la suite de vols de pots catalytiques dans un garage automobile de Landrevarzec (29). Très vite, les premiers témoignages collectés dans le cadre de l’enquête font état d’un groupe criminel composé de ressortissants roumains implantés dans le département du Finistère et spécialisés dans ce type de faits. Le tribunal de Quimper est dessaisi au profit de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Rennes.

À travers leurs investigations, les gendarmes répertorient 38 vols commis en Bretagne mais aussi dans les Pays de la Loire, en Normandie et dans la Somme. En moins de deux ans, le réseau aurait ainsi volé 400 pots catalytiques, représentant une valeur de plus de 100 000 euros, au préjudice de 45 victimes.

Le 28 juin dernier, une opération judiciaire est lancée dans le Finistère, mobilisant une cinquantaine de militaires et permettant d’interpeller sept mis en cause. Dans le cadre des perquisitions, les enquêteurs saisissent 89 pots catalytiques chez un ferrailleur et 13 autres aux domiciles des voleurs, ainsi que du matériel de découpe leur servant à commettre leurs méfaits.

Après la remise en liberté de trois d’entre eux, les quatre autres individus sont présentés, le 30 juin dernier, devant la JIRS de Rennes, pour une mise en examen. Ces hommes de nationalité roumaine, âgés de 33 à 51 ans, sont inculpés des chefs de vols en bande organisée et participation à une association de malfaiteurs. Trois sont placés en détention provisoire et le quatrième fait l’objet d’un contrôle judiciaire en attendant le procès, où ils encourent une peine de 15 ans de réclusion.