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Côtes-d’Armor : gardes à vue à la suite de la dégradation de la stèle en hommage à Simone Veil

Auteur : Parquet de Saint-Brieuc - publié le
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Mardi 24 août, les auteurs de dégradations commises sur la stèle en hommage à Simone Veil à Perros-Guirrec ont été mis en garde à vue.

Début août, la stèle en hommage à Simone Veil, érigée sur le parvis de la mairie de Perros-Guirrec, a été la cible de plusieurs dégradations. Au terme d'une enquête rapide et minutieuse de la gendarmerie nationale, saisie conjointement avec l'Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité, les génocides et crimes de guerre (OCLCH), deux hommes d'une soixantaine d'années, originaires des Côtes-d'Armor, sans condamnation à leur casier judiciaire, et sans lien entre eux, ont été interpellés ce mardi 24 août.

Le remarquable travail d'enquête réalisé par les unités de recherches de la gendarmerie et de ses départements spécialisés a permis tout d'abord l'identification de l'auteur du tract distribué sur la commune à la suite des troisièmes faits de dégradations, notamment grâce à l'exploitation des opérations de police technique et scientifique. Il a reconnu avoir rédigé et distribué ce tract. Il conteste avoir réalisé de quelconque dégradation, sans élément pour le confondre pour l'heure.

Parallèlement, un deuxième homme, qui bénéficie d’une mesure de curatelle, s'est présenté volontairement à la gendarmerie de Perros-Guirec, lundi 23 août en fin d'après-midi, et a été placé en garde à vue. Il reconnaît les faits de dégradations, hormis les derniers faits en date du 14 août, qui semblent relever d’ailleurs d’un autre mode opératoire.

Le mobile de leurs actes demeure imprécis et devra être analysé à la lumière des expertises psychologiques et psychiatriques qui seront sollicitées.

Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Saint-Brieuc ce jour, au terme de ces deux gardes à vue, des chefs de dégradations aggravées, injures publiques aggravées et provocation à la haine. La circonstance aggravante de ces infractions résulte de leur caractère racial. Cette information judiciaire aura pour but, entre autres, de réaliser les expertises de personnalité et de chercher d'éventuels complicités ou co-auteurs. Les deux gardés à vue ont été mis en examen pour les infractions citées, et placés sous contrôle judiciaire.

Les dernières dégradations restant pour l'heure sans auteur identifié, l'enquête se poursuit pour celles-ci sous la forme préliminaire.