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Coup de filet en Gironde : une équipe de roumains volait des moteurs de bateaux

Auteur : le chef d'escadron Sophie Bernard - publié le
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Le 28 septembre 2022, les gendarmes de la section de recherches (S.R.) de Bordeaux et de la compagnie de gendarmerie de Langon ont stoppé la trajectoire de six roumains soupçonnés d’être à l’origine de vols de moteurs et de matériels de bateau, avec un préjudice estimé à 320 000 euros.

Depuis plus d’un an, ils arpentaient les départements du littoral atlantique pour dérober matériel électroportatif, embases et moteurs de bateaux. Ce groupe criminel, particulièrement mobile et structuré, avait pris l’habitude de voyager depuis le sud de la Roumanie vers Langon (33), où il disposait d’un pied à terre. De là, les malfaiteurs pouvaient mieux explorer et dégoter les trésors de la région, avant de les préparer et de les faire acheminer par transporteur en Roumanie où il étaient revendus.

Au cours de l’automne 2021, une enquête préliminaire est initiée. Elle laisse rapidement place à l’ouverture d’une information judiciaire en avril 2022, confiée un mois plus tard à la Juridiction inter-régionale spécialisée de Bordeaux. Les investigations menées par les enquêteurs permettent d’identifier 3 auteurs principaux ainsi que plusieurs complices qui aident au stockage et à l’acheminement des marchandises.

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Fin septembre, après avoir passé les vacances estivales dans leur pays d’origine, les protagonistes semblent de retour sur le territoire français et les gendarmes restent aux aguets. Ils font bien puisqu’ils opèrent un véritable coup de filet, le 27 septembre dernier, alors que les voleurs tentent une dernière incursion pour dérober du matériel dans un commerce nautique en Gironde. Le lendemain matin, une cinquantaine de militaires permet l’interpellation des six individus.

Dans le cadre des perquisitions, les enquêteurs saisissent des vêtements utilisés lors de la commission des faits, ainsi que 500 litres d’essence. Autant d’éléments qui invitent les mis en cause durant leurs auditions à reconnaître en grande partie leur responsabilité dans les faits incriminés. À l’issue des gardes à vue, les malfaiteurs ont été présentés devant le juge d’instruction pour être mis en examen et placés en détention provisoire ou en contrôle judiciaire, en attente de leur jugement.