Deux ans ferme pour un tireur de mortiers

Auteur : Antoine Faure - publié le
Temps de lecture: ≃1 min.

L’auteur de tirs de mortiers d’artifice contre une caserne de gendarmes mobiles, au Havre, en Seine-Maritime, a été condamné en comparution immédiate.

Le 24 décembre dernier, la caserne de l’Escadron de gendarmerie mobile (EGM) 22/3, située dans le quartier de Caucriauville, au Havre, a été visée par des tirs de mortiers d'artifice, en provenance d’un véhicule transportant trois individus. L’un d’eux était sorti par le toit ouvrant et avait tiré en direction du bâtiment, au moment où un gendarme en civil sortait en voiture, accompagné de son épouse. Lors du dépôt de plainte, le militaire a déclaré que le tireur visait son véhicule.

Un homme de 22 ans a été interpellé et placé en garde à vue le 29 décembre. Lundi 4 janvier, il a été condamné, en comparution immédiate, à deux ans de prison ferme, avec mise à l'épreuve de quatre mois, pour « violences volontaires avec armes en récidive et tentative de destruction volontaire de la gendarmerie par une substance explosive ». L’enquête se poursuit pour retrouver les deux autres occupants du véhicule, qui n'ont pas été identifiés à ce stade.

Des tirs qui se multiplient

Depuis plusieurs mois, les tirs de mortier d’artifice se multiplient contre les forces de l’ordre, et en direction des brigades, casernes et commissariats. Or, ces engins pyrotechniques peuvent engendrer de graves blessures quand ils sont utilisés en tir tendu. 

La proposition de loi relative à la sécurité globale, adoptée en première lecture le 24 novembre par l'Assemblée nationale, renforce les sanctions contre les revendeurs et les acquéreurs, si l’usage n’est pas professionnel. Ils seront passibles de 6 mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende, la peine étant doublée lorsque l’achat ou la vente se fait sur Internet, soit un an de prison et 15 000 euros d’amende.