Essonne : les militaires de la compagnie de gendarmerie d’Évry-Courcouronnes interpellent des dealers en ligne

Auteur : Sirpa gendarmerie - publié le
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Le 4 janvier dernier, les enquêteurs de la brigade de recherches d'Évry-Courcouronnes, appuyés par les militaires du peloton de surveillance et d’intervention de gendarmerie, ont interpellé trois individus soupçonnés de se livrer à un trafic de stupéfiants sur Snapchat. 64 kilogrammes de stupéfiants ont été saisis. Les trois hommes ont été placés en détention provisoire.

Effet secondaire de la pandémie et des restrictions de déplacement liées au confinement et au couvre-feu ou simplement attrait pour le caractère éphémère de certains réseaux sociaux, tel Snapchat, ou chiffré comme Whatsapp... Le constat est là : les trafiquants de drogues sont de plus en plus nombreux à se tourner vers le trafic en ligne.

Mais les gendarmes veillent aussi sur ces territoires virtuels, comme à Évry-Courcouronnes, où les militaires de la compagnie se sont intéressés aux agissements de trois individus qu'ils soupçonnaient de se livrer à un trafic de stupéfiants sur Snapchat.

Ils parviennent ainsi à matérialiser le mode d’action des suspects, qui opèrent depuis des locations temporaires d'une célèbre plateforme. Alors que ces derniers quittent l'Essonne, les investigations conduites par la Brigade de recherches (B.R.) d’Évry-Courcouronnes et la Brigade territoriale autonome (BTA) de Ballancourt permettent de les localiser à Clairefontaine (78), où ils sont interpellés le 4 janvier dernier, avec l’appui des militaires du peloton de surveillance et d’Intervention de la gendarmerie (PSIG).

Lors des perquisitions, les gendarmes saisissent 64 kilogrammes de stupéfiants (résine et herbe de cannabis), 1 955 €, ainsi qu’une arme factice, réplique d'un SIGPRO 2022 (identique à l'arme de dotation des forces de l'ordre).

Les documents découverts sur place permettent par ailleurs de préciser que le trafic alimente six départements franciliens et que la « firme » Caliweed possède des ramifications lyonnaises.

Présentés au Tribunal judiciaire d’Évry-Courcouronnes, les trois individus ont été placés en détention provisoire, à Fleury-Mérogis (91), à la Santé (75) et à Versailles (78), dans le cadre de l’ouverture d’une information judiciaire.