Gard : deux gendarmes blessés dans un grave accident, le chauffard mis en examen

Auteur : la capitaine Sophie Bernard - publié le
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Le 18 novembre dernier, un conducteur a refusé d’obtempérer face à un barrage de gendarmerie. Dans sa fuite, il a provoqué un grave accident près d’Arles, au cours duquel deux motards de gendarmerie et un chauffeur de poids lourd ont été grièvement blessés. Activement recherché, l’auteur présumé a finalement été interpellé par les enquêteurs, dimanche 22 novembre, et mis en examen.

 

Le jeune homme de 24 ans n’avait pas le permis de conduire ! C’est ce qui semble l’avoir poussé, le 18 novembre dernier, à forcer le barrage de gendarmerie mis en place à Fourques, dans le Gard (30). Mais dans sa fuite, le chauffard a provoqué un terrible accident sur le pont du Petit-Rhône, en heurtant violemment un poids lourd qui arrivait en face. Dévié de sa trajectoire, le camion a percuté deux motocyclistes du peloton motorisé de Nîmes, qui poursuivaient l’individu. Les deux militaires et le conducteur du camion ont subi de graves blessures.

L’homme ayant pris la fuite à pied juste après le drame, un important dispositif de recherche a immédiatement été déployé par la gendarmerie, mobilisant entre autres des chiens pisteurs et un hélicoptère. Grâce aux surveillances menées et aux investigations notamment conduites par les Techniciens en identification criminelle (TIC) et les Analystes criminels (Anacrim), l’individu a finalement été localisé à Tarascon. Il aurait bénéficié de la complicité de membres de sa famille pour se cacher.

Le 22 novembre dernier, soit trois jours après l’accident, il est interpellé avec deux femmes l’accompagnant. Tandis que la mesure de garde à vue est rapidement levée pour ces dernières, le jeune homme est déféré, mardi 24 novembre, devant le tribunal de Nîmes. Il est mis en examen pour tentative d’homicide, refus d'obtempérer aggravé par la mise en danger, blessures involontaires et tentative d'évasion. L’individu ayant été placé en détention provisoire, la brigade de recherches poursuit de son côté les investigations.

« Ce soir-là, il aurait pu y avoir trois ou quatre morts. Il y a eu trois blessés, dont on ne sait pas encore s'ils pourront marcher à nouveau. On ne sait pas si les motards pourront reprendre le travail », s’est exprimé le procureur de la République de Nîmes, Éric Maurel, lors d’une conférence de presse. Les deux gendarmes et le chauffeur du poids lourd souffrent en effet de multiples fractures et sont toujours hospitalisés.