Gard : un gendarme blessé par un fugitif

Auteur : Sirpa, Gendarmerie nationale - publié le
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L'interpellation a eu lieu peu avant 21h30, le lundi 14 septembre, à Saint Ambroix (Gard).L'interpellation a eu lieu peu avant 21h30, le lundi 14 septembre, à Saint Ambroix (Gard).
L'interpellation a eu lieu peu avant 21h30, le lundi 14 septembre, à Saint Ambroix (Gard).
© Midi Libre - A. Béthune

Un militaire de la brigade motorisée d’Alès a été blessé, lundi 14 septembre, par un homme recherché depuis la veille, qui avait réussi à prendre la fuite après avoir forcé plusieurs postes fixes d’interception, avant d’être finalement interpellé grâce à la mise en place d’un important dispositif opérationnel.

La chasse à l’homme a duré plus de 6 heures et a mobilisé près de 80 gendarmes, lundi 14 septembre. Tout a commencé le samedi précédent par le signalement d’un vol avec violence commis dans le secteur de la Grand Combe (Gard), et l’appel d’un individu connu défavorablement de la brigade locale signalant concomitamment l’enlèvement de sa propre fille par un tiers.

Tenant des propos délirants, il est conduit à l’hôpital d’Alès pour y subir un examen médical en psychiatrie, après avoir outragé et s’être rebellé contre les gendarmes. Il s’en échappe et dérobe un véhicule. L’homme, qui circule sans permis de conduire, est repéré par un habitant de la Grand Combe.

Sur le point de l’interpeller au domicile d’un tiers, les militaires de la brigade de La Grand Combe découvrent l’enfant, âgée de six ans, abandonnée par son père qui vient de fuir au volant du véhicule volé, forçant au passage un premier barrage. Commence alors un périple au cours duquel l’homme va occasionner un accident de la circulation et mettre en danger plusieurs conducteurs.

À Saint Ambroix (Gard), il force un second barrage, mis en place dans le hameau du Moulinet, obligeant les militaires à employer un stop-stick. Profitant du ralentissement de son véhicule, deux motards de la brigade motorisée d’Alès parviennent à le rattraper. À l’occasion de la manœuvre d’interpellation, le fuyard redémarre brutalement et donne volontairement un coup de volant pour faire tomber l’un des gendarmes, et s’enfuir à nouveau.

Il a réussi à gérer sa chute

Projeté violemment contre un mur, le militaire, touché au bras et à la cuisse, est immédiatement transporté au centre hospitalier d’Alès. Il souffre de contusions, mais son pronostic vital n’est pas engagé. « Heureusement, c’est un motard aguerri qui a réussi à gérer sa chute et éviter l’écrasement, mais les conséquences auraient pu être beaucoup plus graves », note le colonel Laurent Haas, commandant le groupement de gendarmerie départementale (GGD) du Gard.

Un important dispositif de recherches opérationnelles est immédiatement déployé. Les compagnies de gendarmerie départementale (CGD) d’Alès et de Bagnols-sur-Cèze, ainsi que l’Escadron départemental de sécurité routière (EDSR) du Gard, quadrillent une zone d’une dizaine de km² pour y retrouver le fuyard. Le groupe d’investigations cynophile de Nîmes et un hélicoptère du détachement aérien de Montpellier sont engagés afin de le débusquer et de le fixer.

La voiture est rapidement découverte abandonnée en bordure de la Sèze. « Les renseignements recueillis au sol et l’observation depuis l’hélicoptère permettent de repérer très vite la manœuvre de trois véhicules conduits par des d’individus suspectés d’être présents sur zone pour le récupérer », précise le colonel Haas. Trois dispositifs d’interception sont donc mis en place et le fuyard est finalement interpellé sur l’un d’eux, peu avant 21h30, à Saint Ambroix.

Jugement le 29 octobre

L’homme est immédiatement placé en garde à vue pour des faits de violences volontaires sur personne dépositaire de l’autorité publique, mise en danger de la vie d’autrui, refus d’obtempérer, délit de fuite, conduite d’un véhicule sans permis, vol, outrages et rébellion, et tentative de vol avec violence. Interrogé par les militaires de la Brigade de recherches (B.R.) d’Alès, il a été présenté au procureur de la République d’Alès, mercredi 16 septembre, et placé en détention dans l’attente de sa comparution immédiate intervenue le lendemain. À la suite de cette comparution, il a été placé de nouveau en détention, dans l’attente d’une contre-expertise psychiatrique préalable à un jugement reporté au 29 octobre.