Haute-Garonne : une femme sauvée de la noyade par les gendarmes

Auteur : Antoine Faure - publié le
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Dans la soirée du mardi 19 janvier, deux militaires de la Brigade territoriale autonome (BTA) de Léguevin, en Haute-Garonne, ont sauvé la vie d’une femme qui tentait de se suicider par noyade. Une intervention remarquable de sang-froid.

C’est un SMS qui a déclenché l’alerte. Celui envoyé par une femme de 46 ans à sa voisine, qu’elle connaissait très peu, dans lequel elle annonçait son intention de mettre fin à ses jours. Prenant la menace très au sérieux, et constatant que l’appartement est verrouillé, avec le volume de la télévision et de la radio au maximum, la destinatrice du message contacte la gendarmerie. En intervention à moins de trois kilomètres, le maréchal des logis-chef (MDC) Valentin et le gendarme Rémi se projettent immédiatement sur place, à Léguevin.

« Nous avons pris connaissance du SMS, puis nous nous sommes présentés à la porte du logement, annonçant nos qualités, sans réponse, relate le MDC Valentin. Par chance, le voisin était chez lui, et nous avons pu passer par le balcon mitoyen. J’ai fracturé la baie vitrée avec mon BPT (Bâton de Protection Télescopique) pour pénétrer à l’intérieur de l’appartement. »

« Les voisins ont parfaitement réagi »

Les deux gendarmes alertent les secours, qui suivent l’intervention grâce au téléphone sur haut-parleur. La victime est immergée, inanimée, dans sa baignoire. Des boîtes de médicaments et des bouteilles d’alcool jonchent le sol. « Nous l’avons sortie du bain, poursuit Valentin. Elle était en arrêt respiratoire, ne réagissant ni à la voix, ni à la douleur. Je lui ai prodigué un massage cardiaque, et de l’eau a fini par sortir de sa gorge. Nous l’avons mise en position latérale de sécurité et couverte, en attendant les secours. »

Les sapeurs-pompiers et le SAMU de Toulouse arrivent sur place et évacuent la victime, désormais hors de danger, vers l’hôpital le plus proche. Sa vie s’est sans doute jouée à un fil et, sans le sang-froid remarquable des gendarmes, le drame n’aurait pu être évité. « Nous avons eu un concours de circonstances favorable, considère le maréchal des logis-chef avec humilité. Les voisins ont réagi rapidement et ont parfaitement préparé notre arrivée, en jalonnant notre parcours dans la résidence jusqu’à l’appartement. Cela nous a permis de gagner de précieuses secondes. » Les militaires ont reçu les félicitations de leur hiérarchie.