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Ille-et-Vilaine : les gendarmes mettent fin à l'activité de trafiquants de drogue albanais

Auteur : la capitaine Sophie Bernard - publié le
Temps de lecture: ≃2 min.

Après plus de deux ans d'investigations, les enquêteurs de la Section de recherches de Rennes (S.R.) sont parvenus à démanteler un trafic de stupéfiants alimentant les régions rennaise et niçoise. Orchestré par des ressortissants albanais, 17 d'entre eux ont été interpellés, les 29 et 30 mars derniers.

C'est un précieux renseignement qui a mis les gendarmes bretons sur la piste en septembre 2018. On leur signale les agissements d'un quadragénaire albanais. Avec certains de ses compatriotes, il appartiendrait à un réseau de trafic de stupéfiants alimentant à la fois le nord-ouest et le sud-est de la France et ce, en lien avec des réseaux locaux.

La « blanche » sur les routes d'Europe

Fonctionnant tel un clan impossible à infiltrer, l'équipe des aigles de la drogue est particulièrement rodée : s'approvisionnant principalement en héroïne aux Pays-Bas, elle parvient à faire transiter à chaque fois une dizaine de kilogrammes de produits par la route, en se servant de téléphones et de véhicules dédiés. Un circuit de blanchiment est également organisé s'agissant des fonds issus de la revente de la drogue.

Le 30 septembre 2019, une information judiciaire est ouverte à la Juridiction inter-régionale spécialisée (JIRS) de Rennes, qui confie l'enquête aux gendarmes de la Section de recherches (S.R.) de Rennes. Ces derniers peuvent également compter sur la coopération européenne, avec notamment l'appui des autorités néerlandaises et de l'agence Europol.
Finalement, une opération judiciaire est lancée les 29 et 30 mars derniers.

Plus de 150 gendarmes sont mobilisés afin d'agir simultanément en Ille-et-Vilaine et dans les Alpes-Maritimes : des enquêteurs des S.R. de Rennes et de Marseille, des gendarmes des groupements d'Ille-et-Vilaine et des Côtes-d'Armor, le Groupe interministériel de recherches (GIR) de Bretagne, le peloton d'intervention de l'escadron de Mayenne et l'antenne GIGN de Nantes.

Drogue, armes et billets

Ce dispositif d'envergure permet d'interpeller 17 membres de l'organisation criminelle, 16 hommes et une femme, âgés de 19 à 57 ans. Dans le cadre des perquisitions, les gendarmes saisissent 2,5 kg d'héroïne, 60 kg de produit de coupe, 50 000 euros en numéraire, 4 armes de poing avec leurs munitions, ainsi que deux véhicules ayant servi à convoyer les stupéfiants.

À l'issue des gardes à vue, dix individus ont été mis en examen pour importation et trafic de produits stupéfiants en bande organisée, association de malfaiteurs et blanchiment de ces infractions. Certains étaient en état de récidive légale, notamment le chef du réseau, déjà condamné à six ans de prison pour des faits de même nature. Six ont été placés en détention provisoire, tandis que les quatre autres demeurent sous contrôle judiciaire en attendant leur jugement.