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« La traque est mon métier » reçoit le Prix des lecteurs du Service historique de la Défense 2022

Auteur : capitaine Marine Rabasté - publié le
Temps de lecture: ≃2 min.

La deuxième édition du Prix des lecteurs du Service historique de la Défense 2022 a récompensé Éric Émeraux, pour son livre « La traque est mon métier ».

 

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Les récits de Lejla, la Bosniaque, Désirée, la Rwandaise Tutsi, Darius et Steve, les Libériens, et de Nazim, le Syrien, semblent impossibles, tant l’enfer qu’ils ont vécu dépasse tout entendement. Et pourtant, certains se rendent bel et bien coupables de ces atrocités. Pour qu’ils répondent de leurs actes et ne restent pas impunis, la trentaine d’enquêteurs de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine (OCLCH) les traquent sans relâche, à travers le temps. « Hora fugit, stat jus », le temps passe mais la justice demeure, telle est leur devise.

C’est leur travail qu’a souhaité mettre en lumière l’ex-colonel de gendarmerie et ancien chef de l’OCLCH, Éric Émeraux, dans son livre La traque est mon métier. Il souhaitait que les Français puissent comprendre les attributions de cette unité méconnue. Au fil de plus de 300 pages, s’appuyant sur les témoignages insoutenables de ces survivants des guerres les plus atroces, il raconte le quotidien de ces enquêteurs, gendarmes et policiers, confrontés sans cesse à l’intenable. Crimes contre l’humanité, génocides, disparitions forcées, crimes de guerre ou encore tortures d’État relèvent de leur champ de compétence. Grâce à eux, à leurs investigations minutieuses, à leur capacité à aller jusqu’au bout malgré l’horreur à laquelle ils font face, les criminels de guerre peuvent être confondus devant la justice.

Ce quotidien, l’auteur l’évoque d’ailleurs en connaissance de cause, l’ayant lui-même vécu. En 2012, il est muté à Sarajevo, en Bosnie-Herzégovine, en qualité d’attaché de sécurité intérieure. Là-bas, durant cinq ans, il rencontre une population marquée par les massacres de la guerre civile (1992-1995) et écoute leurs récits. À son retour, il prend la tête de l’OCLCH et part rapidement en déplacement au Rwanda, où il fait là aussi face aux témoignages tragiques de la population.

Éric Émeraux : « la traque est mon métier »

Éric Emeraux, ex-patron de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCH), tout juste re..

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Si le livre écrit par Éric Émeraux est déjà un bel hommage à leur travail, le Prix des lecteurs du Service historique de la Défense vient renforcer la reconnaissance accordée à ceux qui permettent à la justice de régner face à la barbarie, et à l’humanité de s’imposer face à la terreur, selon la formule de l’auteur.

 

La traque est mon métier, d’Éric Émeraux, est publié aux Éditions Plon et toujours disponible en librairie ou sur les plateformes en ligne.