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Le ComCyberGend et Signal Spam s’associent pour lutter contre l’usurpation d’identité et les spams

Auteur : Sirpa, Gendarmerie nationale - publié le
Temps de lecture: ≃3 min.
© ComCyberGend

Le général de division Marc Boget, chef du commandement de la gendarmerie dans le cyberespace et Madame Carmen Piciorus, présidente de l’association Signal Spam, ont signé, dans les locaux du ComCyberGend, une convention qui vise à améliorer la lutte contre l’usurpation d’identité et les spams.

Depuis l’été 2020, la plateforme Cybermalveillance.gouv.fr a identifié de nombreuses campagnes de messages d’escroquerie, qui usurpent l’identité de la gendarmerie nationale, y compris celle du directeur général, le général d’armée Christian Rodriguez, et du général de division Marc Boget, nouveau chef du Commandement de la gendarmerie dans le cyberespace (ComCyberGend), mais aussi d’unités de la police nationale, et plus récemment du service européen de police, Europol, ou de l’organisation de police internationale, Interpol.

Connaissant un regain depuis plusieurs semaines, ces courriels frauduleux accusent les destinataires d’actes pédocriminels et de pédopornographie, et les informent de prétendues poursuites à leur encontre.

Si vous recevez un tel message, ne répondez pas, conservez les preuves (message reçu) et signaler cette tentative d’escroquerie aux autorités sur la plateforme dédiée du ministère de l’Intérieur : Internet-signalement.gouv.fr. Ces e-mails frauduleux peuvent également être reportés via la plateforme ou les outils Signal Spam, pour transmettre simplement, en un clic, l’ensemble des détails techniques sur le courriel de l’escroc et faciliter par la suite les enquêtes judiciaires.

En revanche, si vous avez payé, là encore, rassemblez les preuves (échanges de messages), afin de déposer plainte dans un commissariat de police ou une brigade de gendarmerie, ou encore par écrit au procureur de la République du tribunal judiciaire. Lors de ces démarches, vous pourrez être accompagné gratuitement par l’association France Victimes, au 116 006 (appel et service gratuits), un numéro d’aide aux victimes du ministère de la Justice, ouvert 7 jours sur 7, de 9 heures à 19 heures. Enfin, contactez votre banque pour essayer de vous faire rembourser.

Une convention entre le ComCyberGend et Signal Spam

Une convention de partenariat a d’ailleurs été signée, vendredi 8 octobre, entre le ComCyberGend et l’association Signal Spam, afin de renforcer la coordination des acteurs de la lutte contre les spams et la cybercriminalité.

Issue d’un partenariat public/privé, Signal Spam est une association à but non lucratif, qui mobilise depuis 2005 les internautes. Elle met à leur disposition un outil pour signaler tout ce qu’ils considèrent être un spam. Ainsi, après s’être enregistré sur le site www.signal-spam.fr, l’internaute signale tout e-mail qu’il juge indésirable d’un simple clic, grâce au module de signalement, à partir de son navigateur Internet lorsqu’il consulte sa messagerie en ligne ou via son logiciel de messagerie. Il peut aussi le transmettre via un formulaire sur le site. Sur la base de ces signalements, Signal Spam alimente les acteurs de l’économie numérique et les autorités publiques en informations permettant d’agir contre le spam et les menaces associées au cybercrime.

L’association, qui compte aujourd’hui 200 000 utilisateurs, dont 62 000 actifs au cours des trois derniers, a enregistré l’explosion du phénomène de spam, avec 500 000 signalements en 2010 contre plus de 22 800 000 en 2020.

Faciliter la conduite des enquêtes judiciaires

L’objectif de ce partenariat est d’ouvrir un canal de transmission de preuves et de partage de renseignements dans le cadre des investigations. Il permettra également la mise en place d’un référentiel commun de documents de formation et de tableaux de bord. Ces échanges permettront une sensibilisation accrue des enquêteurs aux techniques du spam et aux outils et méthodes d’investigations dans les e-mails.

La signature de ce partenariat s’inscrit dans la volonté plus large de la gendarmerie d’accentuer sa lutte contre les cybermenaces. Un combat mené depuis plusieurs années et renforcé ces derniers mois par la création opérationnelle, en août 2021, du ComCyberGend.

Fort de ses 7 000 cyber-enquêteurs (10 000 d’ici fin 2022) et de compétences tant sur le volet de l’investigation que celui de l’expertise, le ComCyberGend s’inscrit, notamment, grâce à cet accord, dans sa stratégie d’une proximité numérique accentuée de la gendarmerie auprès de la population.