Le GIGN a officiellement son nouveau patron

Auteur : Pablo Agnan - publié le
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© GND F. Garcia

Nommé le 1er août dernier à la tête du GIGN, le général Ghislain Réty a officiellement pris ses fonctions à l’issue d’une cérémonie de prise de commandant, organisée ce lundi 5 octobre à Versailles-Satory.

C’est sous une pluie battante, ce lundi 5 octobre, que le nouveau chef du GIGN, le général Ghislain Réty, a officiellement pris ses fonctions. L’ex-chef d’état-major du centre des opérations Covid-19 de la direction générale succède au général Laurent Phélip, qui lui prend la direction du Commandement spécialisé pour la sécurité nucléaire (COSSEN), après trois années de bons et loyaux services à la tête du Groupe.

Un retour aux sources

Pour le général Réty, prendre le commandement du GIGN est un retour aux sources ; lui qui connaît si bien le Groupe, pour y avoir été officier adjoint, puis commandant adjoint de 1995 à 2001, avant d’y revenir comme chef de projet et chef des opérations de 2007 à 2013.

Entre-temps, cet officier de carrière, issu de la promotion de Saint-Cyr « Chef de Bataillon de Cointet » (1991-1994), a notamment été à la tête du groupement de gendarmerie départementale de la Gironde, de 2013 à 2016.

Cette année-là, celui qui est encore à l’époque colonel, quitte le Sud-Ouest pour la capitale et la direction générale. Pendant son passage au Bureau de la défense et de la sécurité nationale (BDSN), il met notamment sur pied les « Train Marshalls » et la nouvelle doctrine de la gendarmerie sur la réponse opérationnelle en cas d’attaque terroriste. Il suit ensuite une scolarité au CHEM-IHEDN, avant de devenir chargé de mission auprès du directeur général pour le livre blanc de la sécurité intérieure.  

GIGN 3.0

Lors de sa prise de commandement, le général Réty a montré sa volonté de faire évoluer le GIGN : « On va passer à un GIGN 3.0, avec plus de 1 000 hommes et femmes. »

Concrètement, le GIGN central, implanté à Versailles-Satory, « aura entre ses mains le commandement opérationnel et le commandement organique du GIGN et de ses antennes, qui deviendront des détachements. » Cette transformation sera effective dès l’année prochaine. Mais cette mutation ne change rien à la hiérarchie : « Il y aura toujours deux niveaux », assure le général.

Cette année, 450 gendarmes ont tenté de rejoindre le Groupe (environ 200 pour le GIGN et 250 pour la totalité des antennes). Aujourd’hui, la maison mère du GIGN compte 400 militaires. 350 autres se trouvent dans les antennes de métropole, auxquels sont progressivement affectés tous les TEASS. Enfin, 250 sont répartis dans les antennes outre-mer.

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