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Les gendarmes démantèlent un réseau de voleurs de GPS de bateaux

Auteur : le chef d'escadron Sophie Bernard - publié le
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Allant de port en port, deux hommes de nationalité roumaine ont dérobé plus d’une centaine de GPS-sondeurs le long du littoral français. Au terme de leurs investigations, les gendarmes de la Section de recherches (S.R.) de Nantes et de la Brigade de recherches (B.R.) des Sables-d’Olonne sont parvenus à mettre un terme à leurs agissements.

Depuis le début de l’année, ils écumaient les ports de plaisance de Vendée et de Loire-Atlantique : 30 appareils de navigation volés en un mois à Saint-Gille-Croix-de-Vie (85), mais aussi un dispositif de la SNSM, dérobé à La Turballe (44). Puis, le mois dernier, c’est le port d’ Arzon (56) qui a été visé, déplorant le vol d’une dizaine de GPS.

L’enquête, menée par les militaires de la S.R. de Nantes et de la B.R. des Sables-d’Olonne, permet d’orienter rapidement les soupçons vers deux individus d’origine roumaine, qui agissent la nuit sur tout le littoral Atlantique. Leur manière d’opérer est toujours la même : ils entrent par effraction dans les bateaux, sectionnent les câbles des appareils de navigation, qu’ils expédient ensuite en Roumanie, avant de rejoindre rapidement leur pays sans crainte d’être contrôlés à la frontière.

Face à l’étendue de leur zone d’action, la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Rennes se saisit des faits et ouvre une enquête pour vols en bande organisée et association de malfaiteurs.

Le 28 mars dernier, les enquêteurs détectent le retour des malfaiteurs, mais cette fois sur la façade méditerranéenne. Ils répertorient de nouveaux faits dans les Bouches-du-Rhône (13) et le Var (83) et parviennent à intercepter quatre colis dans une agence d’export à Marseille, contenant 15 GPS et ordinateurs de bord dérobés.

Appuyés par la brigade locale, les gendarmes de la S.R. de Nantes et du groupement de gendarmerie départementale de Vendée interpellent finalement les deux mis en cause cinq jours plus tard, dans un hôtel à La Valette-du-Var (83). Un énième GPS est découvert dans la chambre des intéressés.

Dans le cadre des gardes à vue, les deux hommes reconnaissent les faits et expliquent qu’ils récupéraient la marchandise en Roumanie, avant de la revendre sur des sites spécialisés. 108 victimes ont déjà été recensées par les enquêteurs, pour un préjudice avoisinant les 300 000 euros.

Déférés le 7 avril dernier au parquet de la JIRS de Rennes, ils devront répondre de leurs actes les 23 et 24 mai prochain, devant le tribunal correctionnel de Rennes.