Loire-Atlantique : trois mois de prison ferme pour un lanceur de couteaux

Auteur : Antoine Faure - publié le
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Habitué des actes de violence, un homme d’une trentaine d’années a accueilli les gendarmes de Nort-sur-Erdre en leur lançant des couteaux. Il a été interpellé et incarcéré.

Samedi 21 novembre, peu après 6 heures du matin, les gendarmes de la Brigade territoriale autonome (BTA) de Nort-sur-Erdre, en Loire-Atlantique, reçoivent l’appel d’une femme apeurée. Fortement alcoolisé, son mari, avec qui elle est en instance de séparation, menace de tout casser dans la maison. L’homme est déjà très défavorablement connu des militaires de la BTA, notamment pour des faits de violence physique et psychologique sur son épouse. Face à une menace immédiate pour cette femme et les trois enfants en bas âge, deux gendarmes se projettent immédiatement sur place.

« Il nous a insultés et menacés avec son chien, un American Staff, dont on ne connaissait pas le degré de dangerosité, témoigne l’adjudant-chef Christophe. Le dialogue était impossible. Il était très énervé et est allé récupérer des couteaux de cuisine pour les lancer sur nous. » Les gendarmes s’abritent derrière un véhicule et une palissade, dans laquelle vient se ficher l’une des lames. L’agresseur conserve sur lui deux couteaux de boucher et un taser.

Dommages et intérêts pour les six militaires

« J’ai appelé quatre personnels de l’unité en renfort, poursuit l’ADC. Il a refusé de nous suivre et s’est enfermé chez lui. Étant donné le risque qu’il s’en prenne à sa famille, nous sommes intervenus immédiatement en forçant la porte d’entrée à coups de pied. Il était sur les marches de l’escalier, toujours avec ses couteaux. Nous l’avons interpellé de force, sans avoir à sortir nos armes, l’un de nous s’occupant de maintenir le chien à l’écart. »

À l’issue des 48 heures de garde à vue, l’individu a été présenté à un tribunal en comparution immédiate, pour des faits de violence et outrages avec armes sur personne dépositaire de l’autorité publique, et rébellion. Les six gendarmes étaient défendus par un avocat au titre de la protection fonctionnelle. Les primo-intervenants ont ainsi pu bénéficier de 800 € de dommages et intérêts, les quatre autres militaires de 500 €. L’homme a écopé d’une peine de neuf mois de prison, dont trois ferme.