Lutte contre la haine en ligne : l’OCLCH sur tous les fronts

Auteur : Gendarmerie nationale - publié le
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© Europol

L’Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité les génocides et les crimes de guerre (OCLCH) et sa Division de lutte contre les crimes et délits haineux (DLCH) ont récemment contribué à deux événements internationaux destinés à promouvoir une répression efficace des crimes et délits motivés par la haine et, particulièrement, des propos haineux tenus sur Internet.

Mardi 3 novembre dernier, une série d’opérations de police judiciaire coordonnées par l’agence européenne des services répressifs (Europol) a été déclenchée simultanément en Allemagne, en Espagne, en France, en Grèce, en Italie, en Norvège et au Royaume-Uni, dans 97 dossiers judiciaires portant sur des faits de haine en ligne (provocation à la haine religieuse, raciste ou à l’encontre des personnes LGBTI).

Lors de cette Journée européenne d’action (Joint Action Day), la Division « lutte contre les crimes de haine » (DLCH) de l’OCLCH (Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité les génocides et les crimes de guerre) a assuré la bonne coordination de l’action des unités de gendarmerie et des services de police français et effectué la liaison permanente avec Europol.

La haine en ligne au cœur de la conférence annuelle de l’IAPC

Quelques jours avant, le 21 octobre, le général Jean-Philippe Reiland, invité de la conférence annuelle de l’Association internationale des chefs de police (IAPC), est intervenu sur la répression de la haine en ligne.

Devant 5 000 cadres supérieurs de forces de police issus de 45 États, reliés par visioconférence, le commandant de l’OCLCH a pu expliquer la législation française sur la haine en ligne (par exemple les provocations à la haine, la discrimination et la violence, le négationnisme, les injures haineuses) et décrire l’organisation adoptée par le ministère de l’Intérieur et les parquets. À cet effet, il a présenté le rôle de coordination des enquêtes pénales confié à l’OCLCH pour permettre une répression plus efficace par les juridictions françaises des auteurs de propos diffusés en ligne.