Accueil

Mayenne : de la prison ferme après avoir forcé un barrage

Auteur : la capitaine Sophie Bernard - publié le
Temps de lecture: ≃2 min.

Dans la nuit du 13 au 14 juillet, deux frères n’ont pas hésité à forcer un contrôle de gendarmerie avec une voiture volée. Après avoir pris la fuite puis s’être débattus, ils ont fini par être interpellés et condamnés à quatre et huit mois de prison ferme.

Les faits interviennent seulement quelques jours après le décès de la gendarme Mélanie Lemée, heurtée par un automobiliste voulant éviter le dispositif d’interception de la gendarmerie.

À la veille de la fête nationale, alors que de nombreux Français font le pont, les gendarmes de Mayenne décident d’organiser un contrôle routier. Ils sont alors loin de se douter de ce qui les attend cette nuit-là !

Deux frères, alcoolisés et sous l’emprise de stupéfiants, circulent alors à bord d’un véhicule qu’ils viennent juste de voler. Arrivant sur les lieux, ils n’hésitent pas à forcer le barrage constitué d’une dizaine de militaires de la compagnie de Mayenne, de l’escadron départemental de sécurité routière et d’une équipe cynophile d’Angers. Les militaires les prennent aussitôt en chasse, mais la poursuite est de courte durée : quelques minutes plus tard, ils tombent nez à nez avec les deux hommes. Leur état aura largement altéré leur sens de l’orientation puisque, après avoir abandonné le véhicule, ces derniers ont voulu s’enfuir en courant, revenant en réalité sur leurs pas !

L’interpellation n’en reste pas moins difficile : les deux frères se débattent tout en insultant et en menaçant copieusement les gendarmes. L’un des militaires est ainsi blessé dans l’action et écope de cinq jours d’ITT.

À seulement 22 et 23 ans, les deux hommes sont déjà bien connus de la justice puisqu’ils ont cumulé les condamnations après avoir été baladés de familles d’accueil en foyers. Le 15 juillet dernier, à l’issue de leur garde à vue, ils sont déférés au tribunal judiciaire de Laval. À la suite des réquisitions de la procureure, prenant en compte leurs regrets et leur volonté de changer, ils sont finalement condamnés à des peines plus sévères. Le passager écope ainsi de douze mois de prison, dont quatre avec sursis, tandis que le conducteur se voit infliger six mois de prison, dont deux avec sursis. Par ailleurs, ces sanctions s’accompagnent d’une obligation de soins, de travail et de dédommagement vis-à-vis des gendarmes victimes.