Mayotte : important dispositif de gendarmerie pour faire cesser des affrontements urbains

Auteur : Antoine Faure - publié le
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Environ 70 gendarmes, départementaux et mobiles, ainsi que des hommes du GIGN, ont été engagés, mardi 24 novembre, sur l’île de Mayotte, à la suite de violents affrontements entre deux bandes de jeunes, âgés de 15 à 18 ans. Quatre d’entre eux ont été interpellés.

Comme chaque jour, le car scolaire est arrivé sur les coups de 6 heures du matin dans le village de Dzoumogné, au nord de Grande Terre, à Mayotte. Mais ce mardi 24 novembre, à peine descendus du bus, plusieurs lycéens ont commencé à se battre avec d’autres jeunes, déscolarisés ceux-là, sans que l’on connaisse précisément l’origine de l’affrontement.

La situation dégénère rapidement, obligeant les gendarmes à intervenir, d’abord ceux de la brigade territoriale de Mtsamboro et de l’escadron de gendarmerie mobile 16/9 de Saint-Quentin. Alors qu’ils tentent de s’interposer entre les deux bandes, celles-ci vont faire cause commune contre les forces de l’ordre, qui essuient de nombreux jets de pierre.

Au bout d’une heure et demie, les lycéens se réfugient à l’intérieur de l’établissement, assiégé par les émeutiers, qui érigent des barrages sur l’axe principal, la RN1. Les primo-intervenants reçoivent les renforts de militaires de l’escadron 17/1 de Versailles-Satory, du Peloton de surveillance et d'intervention de gendarmerie (PSIG) de Mamoudzou, ainsi que de l’antenne du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) de Pamandzi.

« Une telle violence, c’est extrêmement rare »

La situation est alors très tendue. Les jeunes sont armés de bâtons et de chombos, ces machettes agricoles malheureusement souvent utilisées comme arme blanche sur l’île. Deux Véhicules blindés à roues de la gendarmerie (VBRG) sont utilisés pour dégager la route, et un hélicoptère survole la zone.

Après plusieurs tentatives, les lycéens et le personnel retranchés dans l’établissement peuvent finalement être évacués vers 18 h 30, escortés par les gendarmes, un dispositif allégé étant maintenu jusqu’à 21 h 30.

« Ce village est souvent le théâtre de ce type d’affrontements, mais d’une telle ampleur et d’une telle violence, c’est extrêmement rare », estime le colonel Olivier Capelle, commandant de la gendarmerie de Mayotte. Quatre jeunes, dont trois mineurs, ont été interpellés.