Treize nouvelles mises en examen après la destruction de neuf antennes relais dans le Haut-Rhin

Auteur : Sirpa Gendarmerie - publié le
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Après une première série d’auditions en avril 2019, puis la mise en examen d’un individu en juillet dernier, treize personnes viennent d’être interpellées et à leur tour mises en examen, dans le cadre de l’enquête conduite par la brigade de recherches d’Altkirch, sur la destruction par incendie de neuf antennes relais téléphoniques dans le département, entre janvier 2019 et janvier 2020.

Entre janvier 2019 et janvier 2020, neuf antennes relais téléphoniques, huit en zone gendarmerie et une en zone police, sont détruites par incendie dans le département du Haut-Rhin. Le préjudice occasionné se chiffre à plusieurs millions d’euros. Aux importants dégâts matériels, s’ajoutent par ailleurs de fortes perturbations téléphoniques sur le secteur.

Un même mode opératoire est identifié sur les différents faits : le ou les auteurs utilisant des pneus imbibés d’essence qu’il(s) dépose(nt) au pied des installations.

Le parquet de Mulhouse saisit alors la brigade de recherches d’Altkirch de l’ensemble des faits. À compter de janvier 2020, l’enquête se poursuit sous l’autorité d’un magistrat instructeur du tribunal judiciaire de Mulhouse.

Les nombreuses investigations ainsi que les recoupements réalisés permettent aux enquêteurs de rapidement s’orienter vers un groupe de « gilets jaunes » actifs sur le canton d’Altkirch.

Après une première série d’auditions conduites en avril 2019, l’enquête s’accélère en juillet dernier, avec la mise en examen d’un individu pour des faits de « destruction par moyen dangereux effectuée en bande organisée ». Celui-ci est placé sous contrôle judiciaire.

Le 7 septembre, une nouvelle opération, mobilisant 70 militaires issus de l’ensemble des unités du groupement de gendarmerie départementale du Haut-Rhin, conduit à l’interpellation de quinze individus appartenant ou ayant appartenu au collectif « gilets jaunes » et suspectés d’avoir participé aux faits incriminés. Tandis que deux d’entre eux sont rapidement mis hors de cause, les treize autres s’expliquent, pendant leur garde à vue, sur leur degré d’implication respectif.

Déférés les 8 et 9 septembre, les treize mis en cause sont mis en examen et placés sous contrôle judiciaire.