Culture

Gendarme & photographe : immersion dans un sous-marin

Auteur : Angélina Gagneraud - publié le
Temps de lecture: ≃2 min.
Le brigadier-chef Florian Garcia, photographe du Sirpa-gendarmerie, expose à la boutique Orange de Moulins, dans l’Allier, son reportage au sein du sous-marin le Casabianca.
© Sirpa-Gend – BRC F. Garcia

Le brigadier-chef Florian Garcia, photographe au sein du Sirpa-gendarmerie, a partagé la vie des sous-mariniers du Casabianca. Il expose ses photos à Moulins jusqu’à la fin du mois.

Originaire de l’Allier, Florian Garcia s’est toujours beaucoup investi dans le rayonnement de sa ville natale : Moulins. Cette dernière étant marraine du sous-marin d'attaque nucléaire le Casabianca, basé à Toulon, c’est avec enthousiasme qu’il a accepté le projet de l’équipage et de sa ville marraine : réaliser un reportage en immersion et exposer ses clichés à Moulins.

Photographe tous terrains

Florian Garcia n’est pas un Moulinois comme les autres. Cet ancien bénévole de l’association « Bouge-toi Moulins » est en effet devenu photographe professionnel pour le ministère de l’Intérieur. À 24 ans, il est brigadier-chef au sein du Service d'information et de relations publiques des armées - gendarmerie (Sirpa-gendarmerie) depuis maintenant deux ans.

Ce poste le conduit sur différents terrains d'intervention comme à Notre-Dame-des-Landes ou encore à Saint-Martin à la suite du passage de l’ouragan Irma. Ses photographies sont, quant à elles, publiées toutes les semaines sur internet et dans le magazine Gend’Info ou encore sur les réseaux sociaux Facebook et Instagram.

Prendre le large avec le Casabianca

48 heures durant, ce passionné de photographie s'est immergé dans la vie des sous-mariniers du Casabianca. Une expérience hors du commun tant ce type de bâtiment de guerre est protégé. Plongé à bord, Florian Garcia a pu en parcourir les moindres recoins et vivre au rythme des 75 militaires embarqués.

« Je voulais rendre compte de la vie de ces hommes aux missions exceptionnelles. Eux qui évoluent dans l’espace si confiné d’un sous-marin nucléaire d’attaque. »

Il a ainsi découvert les différentes missions de chacun : « Il y a ceux à la barre, ceux aux commandes pour faire monter et descendre le bâtiment. Puis, il y a ceux que l'on appelle les « oreilles d'or » pour leur qualité auditive. À l'écoute, casque sur les oreilles, ils sont capables de savoir si le sous-marin est loin ou près du fond, s'il y a des côtes proches. Ils peuvent identifier et situer les différents navires. Il y a également beaucoup de moments conviviaux : je n'ai jamais vu un sous-marinier seul dans son coin. »

En effet, au cours de ce reportage, il s’est imprégné de l’ambiance qui règne à bord : « J’ai été particulièrement marqué par la fraternité et la cohésion qui existent entre les membres de l’équipage. La vie y est tellement bien huilée, entre la prise de poste, les temps de repos et les repas, qu’on n’en oublierait presque les galons de chacun ! »

 

Informations pratiques :

Exposition dans la boutique Orange

13, rue de l'Horloge, à Moulins

Jusqu'au 31 mai

Soirée spéciale le samedi 19 mai dans la ville de Moulins à l’occasion de la « nuit des musées / artistes ».

Les bénéfices de la vente des photographies seront reversés au Bleuet de France.