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4L Trophy : les gendarmes franchissent la ligne d’arrivée

auteur : Antoine Faure - publié le
Coralie et Vincent, les deux pilotes de l'École des Officiers de la Gendarmerie Nationale, ont brillamment franchi la ligne d'arrivée de ce 23e 4L Trophy.Coralie et Vincent, les deux pilotes de l'École des Officiers de la Gendarmerie Nationale, ont brillamment franchi la ligne d'arrivée de ce 23e 4L Trophy.
Coralie et Vincent, les deux pilotes de l'École des Officiers de la Gendarmerie Nationale, ont brillamment franchi la ligne d'arrivée de ce 23e 4L Trophy.
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L’équipage de la 125e promotion d’officiers élèves de l’ EOGN a brillamment bouclé le 23e raid 4L Trophy, après dix jours de course entre Biarritz et Marrakech.

718 kilomètres et 842 mètres, 1 033 participants, des tonnes de sable, quelques dromadaires, une boussole, zéro GPS et, au final, une méritoire 193e place pour nos deux gendarmes de l’ EOGN, Coralie et Vincent.

Au départ de Biarritz, le 20 février, avant de rouler plein sud vers l’arrivée à Marrakech, les deux pilotes ont pu mesurer la cote de popularité de la gendarmerie. « Tout le monde voulait voir la voiture des gendarmes », s’amuse Vincent.

Il faut dire que cette magnifique 4L de 1983 a participé à plusieurs reprises au rallye. « On a eu de la chance d’avoir une super voiture avec un moteur puissant. »

Gilet de sécurité et ensablement

La traversée de l’Espagne sera un peu moins joyeuse. « Le filtre à air a pris feu entre Salamanque et Algésiras, se remémore Vincent. Le véhicule a dû être remorqué jusqu’à une station-service, où nous avons procédé à une réparation de fortune avec… un gilet de sécurité ! » Comme quoi ils servent à tout !

« Nous ne pouvions évidemment pas trouver de pièce de rechange, alors nous avons fait le tour des casses pour en trouver un qui ressemblait au nôtre, poursuit Coralie. Sachant qu’aucun de nous deux ne parle Espagnol, il a fallu se débrouiller avec Google traduction ! On en a finalement trouvé un qu’on a limé et fixé avec un joint. C’était du bricolage, mais ça a tenu ! »

Les péripéties font bien sûr partie de l’aventure, et elles n’ont pas manqué tout au long de la route. Vincent se souvient surtout de la 3e étape, « quand on a voulu couper pour rattraper des concurrents. On s’est ensablé. Il a fallu sangler la 4L et la tirer en courant dans le désert ! On a fait 200 mètres en deux heures… » Mais Coralie de préciser : « On a eu de la chance dans l’ensemble. Pas de tempête de sable, ni de neige dans les montagnes, comme cela arrive parfois. »

 

Paysages et amitiés

De ce périple, plus que les petites galères, ils retiennent avant tout « les paysages magnifiques du désert marocain, les rencontres, l’ambiance festive des bivouacs, l’accueil fantastique dans les villages… », avec un léger regret cependant : « Nous avions beaucoup de fournitures scolaires, des cartables, des vêtements, mais nous n’avons pas pu les donner directement aux enfants. On les a déposés un soir sur le bivouac aux membres de l’association. C’est un peu dommage. »

Un regret qui ne pèsera pas lourd au final dans la balance des souvenirs. Coralie et Vincent sont rentrés dans la nuit du mardi 3 au mercredi 4 mars, épuisés mais heureux, riches de nouvelles amitiés. « Nous avons fait tout le trajet à six voitures, avec des participants rencontrés au départ à Biarritz, raconte Coralie. Nous nous sommes entraidés et encouragés sur les pistes, avant de se quitter mardi soir à la barrière de péage de Saint-Arnoult. Mais on se reverra, c’est certain. »