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Judo : le colonel Christophe Alexandre promu 6e dan

Auteur : le commandant Céline Morin - publié le
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L’officier de gendarmerie a officiellement reçu sa ceinture blanche et rouge, samedi 19 janvier, des mains du président de la fédération française de judo, Jean-Luc Rougé. L’obtention de ce 6e dan vient consacrer près de 40 années de pratique du judo.

C’est à l'Institut national du Judo, à Paris, que s’est déroulée, samedi 19 janvier, la traditionnelle cérémonie kagami biraki, au cours de laquelle les vingt-six nouveaux promus dans les hauts grades du judo ont reçu, des mains du président de la fédération française de judo, Jean-Luc Rougé, la ceinture blanche et rouge marquant leur obtention du 6e dan.

Ces grades ont été obtenus à l’issue de la session annuelle d’examen organisée à l’institut national du judo, les 10 et 11 novembre derniers. Les candidats devaient produire un mémoire retraçant leur parcours sportif et présenter quatre épreuves pratiques (un kata, une présentation debout, une au sol et une présentation de ju-jitsu) devant un jury composé de judokas détenteurs des 7e et 8e dans.

Les lauréats de ce haut grade ne sont qu’une vingtaine chaque année, bien souvent moins. Parmi ces heureux élus cette année, le colonel Christophe Alexandre, affecté au service des technologies et des systèmes d'information de la sécurité intérieure, pour qui ce 6e dan consacre « 40 ans de judo, dont 30 de ceinture noire. Pour moi qui ne suis pas un professionnel, c’est certainement le plus haut niveau que je puisse espérer atteindre. Plus qu’un grade, ce 6e dan confère un statut… un peu comme en gendarmerie. »

Ce n’est d’ailleurs pas le seul parallèle que l’officier, qui a toujours su concilier son métier et sa passion, fait entre l’institution et le judo  : « Les deux sont en symbiose. Le judo fonctionne selon un code moral, dont les principes, comme le contrôle de soi, l'entraide mutuelle…, s’appliquent dans l’exercice quotidien du métier de gendarme. L’esprit du judo est donc utile au niveau professionnel. D’ailleurs, les sports de combat en général apprennent à se canaliser, à se concentrer, à utiliser la bonne énergie au bon moment. »

Si les bénéfices du judo se retrouvent dans son quotidien, Christophe Alexandre se fait également fort d’exporter son métier de gendarme dans le cadre de sa pratique sportive. Par exemple, lors de son examen en novembre dernier, sa présentation de ju-jitsu était axée sur les techniques d’intervention gendarmerie. « À la base, la maîtrise sans arme de l’adversaire, que ce soit une clé de bras, ou le fait de contrer un coup ou une arme, se fonde sur les techniques du ju-jitsu, que l’on a adapté au cadre légal ».

Membre d’un comité départemental de judo, il organise par ailleurs régulièrement des actions de prévention dans les clubs, au Creps, ou lors de rassemblements sportifs, afin de sensibiliser les jeunes sur différentes problématiques qu’ils peuvent rencontrer dans le milieu sportif, comme les incivilités ou le harcèlement.

Fort de son nouveau statut de haut gradé du judo français, l’officier, lui-même compétiteur au niveau national jusqu’à l’âge de 30 ans, se dit prêt à s’investir auprès des sportifs de haut niveau que compte la gendarmerie, à l’instar de la judoka Clarisse Agbegnenou.