Sport

Marjorie, Antoine et Florian rejoignent l’Armée des champions

Auteur : Antoine Faure - publié le
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© Gendarmerie nationale

Trois nouveaux sportifs ont signé, le 3 février dernier, des contrats de Sportifs de haut niveau de la défense (SHND) gendarmerie, à l'École de gendarmerie de Fontainebleau. Présentation de ces trois porte-drapeaux.

Antoine, freestyleur revanchard

Antoine Adelisse a commencé le ski à 3 ans, mais c’est à l’âge de 11 ans qu’il opte pour le freestyle, avec une ambition limpide : « Être le meilleur du monde. » Le sort va freiner cette trajectoire tout schuss. 2016, 2017, 2018… Deux fois le genou, une fois la clavicule. Des blessures graves qui auraient pu mettre fin à son rêve. « C’était très dur psychologiquement, reconnaît-il. J’avais tout sacrifié pour ma passion. » À force de volonté, il revient au premier plan. Troisième, puis deuxième mondial… L’objectif initial est proche. « Les victoires sont encore plus belles quand on a autant galéré. »  
Sa signature comme sportif de haut niveau de la défense-gendarmerie, il l’a vécue comme « une chance formidable et une immense fierté. J’ai passé une super journée au bataillon de Joinville et à l’École de Fontainebleau. Je revenais des X Games (compétition annuelle de sports extrêmes, NDLR), avec ma médaille d'argent. Je suis heureux de pouvoir porter les couleurs de la gendarmerie au sein de l’Armée des champions. Cela va aussi m’apporter une stabilité financière, parce que la recherche de sponsors dans ma discipline reste assez aléatoire. »

© D.R.

Marjorie, les Jeux en ligne de mire

Marjorie Delassus s’entraîne actuellement à La Réunion, en stage avec l’équipe de France olympique de canoë-kayak. « C’est plus agréable qu’à Paris par 5 degrés », sourit-elle. Le 27 juillet prochain, elle tentera de rapporter une médaille de son séjour au Japon. La championne d’Europe des moins de 23 ans a en effet décroché son billet pour les J.O. de Tokyo en octobre dernier. « Je pensais davantage aux Jeux de Paris, mais le report d’un an dû à la pandémie m’a permis de me préparer pendant six mois de plus, et d’être au niveau requis. »
Peu de temps après cette sélection, elle est contactée par sa Fédération pour candidater à l’Armée des champions. « C’était un rêve. C’est vraiment un grand honneur de pouvoir représenter la France d’une autre manière que par le biais de mon sport. »

© ©ArmelleCourtois FFCK

Florian, en course contre le temps

La carrière de sportif de Florian Bouziani a commencé par un tragique accident. Un ami qui commet une erreur en réparant une moto, un incendie soudain qui laisse Florian brûlé à 80 %, paralysé des deux pieds, amputé d’un index. C’était en 2013. Hospitalisation, rééducation… Le kinésithérapeute lui propose la pratique du vélo. « Je n’en avais jamais fait avant, dit-il. Mon truc, c’était la moto. » Malgré la souffrance, Florian prend goût à la bicyclette. Dans le club de son village, il finit dernier de ses premières courses, avant de grimper les échelons, puis de les gagner.
En 2019, il commence les compétitions en paracyclisme et obtient vite d’excellents résultats, notamment en contre-la-montre. Des performances qui lui ouvrent les portes de l’Armée des champions. « Je suis très honoré de faire partie des sportifs de la Défense. C’est incroyable ! »

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