Culture

« Continents », ou l'aventure d'un gendarme devenu auteur

Auteur : la capitaine Céline Morin - publié le
Temps de lecture: ≃3 min.
Le gendarme Benavente a offert son premier roman au directeur général de la gendarmerie.
© Sirpa Gend - MAJ Fabrice Balsamo

Passionné de films fantastiques, le gendarme Alexandre Benavente a décidé, il y a quatre ans, de se lancer dans l'écriture d'un roman qui mettrait en scène son propre univers. Le premier tome vient de paraître et trois autres sont à venir.

Rien ne prédestinait vraiment le gendarme Alexandre Benavente à une carrière d’auteur… Il s'en étonne presque lui-même en racontant cette aventure, avouant d'ailleurs être davantage cinéphile que fervent lecteur…

Pourtant, un jour de 2014, ce trentenaire, passionné de l'univers de Harry Potter, du Seigneur des anneaux et du Monde de Narnia, décide de combler un manque en créant son propre monde à travers une saga fantastique.

Pour ce gendarme gardois, dont la prose se résume principalement jusque-là à la rédaction de procès-verbaux d'audition et autres rapports professionnels, le défi est de taille. Alors, pour le guider, il cherche d'abord conseil auprès de camarades gendarmes eux-mêmes auteurs, ainsi que sur des sites internet spécialisés.

Gendarme et écrivain

S'approprier une méthodologie d'écriture fut peut-être l'aspect le plus difficile de cette aventure… Puis il s'est mis à écrire sur son temps libre, prenant parfois les conseils à contre-pied. « On me disait de me mettre au calme pour écrire, mais je ne me voyais pas m'isoler de ma famille, confie ce père de famille de deux enfants. Après avoir écrit la trame, il suffisait que je me mette devant l’écran pour que cela vienne naturellement. Je n'ai jamais connu le syndrome de la page blanche ».

Son récit, il le veut avant tout « très visuel ». Pour ce faire, il puise dans sa culture cinématographique et audiovisuelle tous les éléments qui le fascinent dans l'univers fantastique : un héros doté de pouvoirs, de fidèles équipiers, une quête visant à terrasser un personnage maléfique, de la magie, du surnaturel avec des animaux et des arbres notamment dotés de parole…

Et tout en conciliant vie professionnelle et vie personnelle, le premier tome voit le jour au bout d'un an à peine. « Sans même écrire tous les soirs… Personne ne m’a cru à la brigade, quand je leur ai annoncé avoir écrit 360 pages », lâche-t-il en riant. Il en résulte un ouvrage tout public, « à l'écriture simple », selon les propres mots de l'auteur.

Le deuxième tome naît encore plus rapidement : 570 pages en près de six mois, qui seront finalement scindées en deux tomes. Le quatrième, et semble-t-il dernier opus de la saga, est quant à lui déjà en gestation, puisque le synopsis est déjà écrit.

Une cohésion autour du projet

Le projet atypique du gendarme Benavente a su fédérer les énergies, tant au sein de sa brigade, à Bernis, où il a trouvé de l'aide pour la relecture et la conception de la couverture, qu'auprès de l'ensemble de sa chaîne hiérarchique, de la compagnie à la région, qui le soutient et l'encourage.

Un auteur ayant aussi vocation à être publié, parallèlement à l'écriture, le gendarme Benavente contacte plusieurs maisons d'éditions, dont Sudarènes, qui lui répond favorablement.

C'est ainsi que le premier tome « Continents – La libération des peuples », dont le gendarme assure la promotion sur son temps libre, a été publié au printemps dernier.

Après le quatrième tome, qui reste à écrire, la suite de sa carrière d'auteur dépendra surtout de son « inspiration », souffle-t-il, confiant toutefois avoir sous le coude le projet à long terme de collationner dans un ouvrage des anecdotes sur des interventions atypiques en gendarmerie.

Vous pouvez suivre l’actualité d’Alexandre Benavente sur sa page Facebook et sur celle dédiée à son roman.

 

Continents – La libération des peuples

Alexandre Benavente

22 euros

Sudarènes éditions

En vente sur le site de la maison d'éditions et sur Amazon (également disponible en format e-book)