Culture

Le premier prix du roman de la gendarmerie officiellement lancé

Auteur : Pablo Agnan - publié le
Temps de lecture: ≃3 min.
© Garde républicaine - ADJ. F. Bourdeau

Le Quartier des Célestins, maison mère du 1er régiment de cavalerie la Garde républicaine, a accueilli, ce mercredi 7 octobre, les membres du jury du premier prix du roman de la gendarmerie nationale. Un jury composé de quelques têtes bien connues, comme Maxime Chattam ou encore Nikos Aliagas. Ces derniers désigneront un manuscrit vainqueur, qui aura la chance d’être publié aux Éditions Plon, maison organisatrice du prix.

« Il était temps que la gendarmerie ait son prix littéraire », s’est exclamé Thierry Billard, directeur éditorial des Éditions Plon, en ouverture des délibérations du premier prix du roman de la gendarmerie nationale. Mercredi 7 octobre, civils, gendarmes et ancien de l’Arme se sont ainsi réunis au Quartier des Célestins, maison mère du 1er régiment de cavalerie la Garde républicaine, pour délibérer sur trois manuscrits.

Ces trois œuvres en puissance ont été sélectionnées parmi une centaine. Pour être dans cette « short list », il faut, bien évidemment, que le sujet du roman soit centré autour de la gendarmerie. En revanche, le genre importe peu : polar, comédie, tout est accepté. Tout comme le métier de l’auteur : pas besoin d’être de l’Arme pour pouvoir y participer. Un concours éclectique donc, tout comme le jury.

« L’univers du roman policier ne peut pas continuer ainsi sans que la gendarmerie ne s’y associe à un moment ou à un autre »

Les membres du jury étaient rassemblés autour du directeur éditorial des Éditions Plon. Parmi eux, se trouvent évidemment des gendarmes, mais aussi des journalistes et, bien sûr, des écrivains chevronnés et connus du grand public, comme Maxime Chattam. « L’univers du roman policier ne peut pas continuer ainsi sans que la gendarmerie ne s’y associe à un moment ou à un autre », justifiait le romancier, pour expliquer la création du prix du roman de la gendarmerie nationale.

De plus en plus de « romans bleus »

Et effet, si la littérature (et la culture en général) utilise les univers de la police nationale et des armées, elle a longtemps délaissé celui de la gendarmerie, à part pour quelques grands classiques, comme Le Gendarme de Saint-Tropez. « Elle doit aller au-delà de cette image d’Épinal qu’on lui donne, poursuit Maxime Chattam, car c’est un univers tellement vaste, que la culture doit s’y associer et doit être associée à la gendarmerie. »

Si récemment, le grand écran a donné la réplique aux gendarmes, comme dans l’Assaut, de Julien Leclercq (2011), la littérature, elle, délaisse quelque peu le sujet. Même si, depuis quelque temps, des militaires prennent de plus en plus la plume pour mettre en avant l’Arme, aussi bien dans des fictions que dans des autobiographies, et même dans des livres conseils pour intégrer le prestigieux GIGN.

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Cet élan littéraire a certainement dû pousser des gendarmes polymathes, romanciers dans l’âme, à vouloir se lancer dans l’écriture. Problème, la difficulté ensuite de trouver un éditeur. « Ce qui m’a paru intéressant, c’est justement de déceler une graine d’écrivain, un écrivain tout court même, résume Nikos Aliagas, journaliste, animateur, photographe et, surtout, membre du jury. Car si on ne dit pas que c’est un gendarme qui a écrit tel livre, personne ne le saura ! »

D’où la volonté des Éditions Plon de mettre en avant de nouveaux talents, grâce au prix du roman de la gendarmerie nationale.

Parmi les trois manuscrits sélectionnés, seulement un aura la chance d’être publié aux Éditions Plon en janvier prochain. Mais concernant leur contenu, et même les préférences des membres du jury, rien ne filtre, pas même le nom des ouvrages. Le grand gagnant sera connu du grand public en janvier prochain. En attendant les résultats, plusieurs romans écrits par des gendarmes sont disponibles dans toutes les bonnes libraires, à l’instar de « Mon combat contre le crime », du général d’armée (2S) David Galtier.

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