Histoire

« Des tranchées aux pavés » : la gendarmerie mobile, fille de la guerre pour assurer la paix retrouvée (1918-1921) - 2/2

Dans l’article précédent ont été relatées les vicissitudes de la gendarmerie mobile avant-guerre ; instituée en une légion en 1871, pendant quelques années, avant d’être supprimée pour laisser place à des projets non aboutis répétés jusqu’à la Première Guerre mondiale. Puis, à nouveau, dans un tout autre contexte, l’idée de gendarmes dévolus au maintien de l’ordre, non assignés à des brigades, ressurgit en 1917, pour se concrétiser dans des pelotons mobiles en 1921.

La mobile avant la « Mobile » (1906-1914) - 1/2

Si Georges Clemenceau est notamment connu par le public comme le père des brigades mobiles régionales de police mobile, surnommées « brigades du Tigre » dans l’entre-deux-guerres, son rôle est, en revanche – y compris au sein de la gendarmerie nationale –, relativement ignoré dans la naissance de la gendarmerie mobile au sortir de la Première Guerre mondiale. À ce titre, celui qui s’érigea comme « le premier flic de France » mériterait aussi qu’on le surnommât « le premier Pandore de la République ».

Les racines historiques de la militarité de la gendarmerie

Rattachée au ministère de l’Intérieur depuis 2009, la gendarmerie a su évoluer dans son nouvel environnement, tout en conservant un ancrage fort et pérenne à la famille militaire avec laquelle elle partage une communauté de valeurs que résument les devises des emblèmes de la gendarmerie « Honneur et Patrie, Valeur et Discipline ». Retour sur plus de deux siècles d’histoire.

Le combat de Pontlieue

Le combat de Pontlieue du 12 janvier 1871 constitue le dernier épisode de la bataille du Mans. Il marque la défaite de la 2e armée de la Loire face à la IIe armée prussienne et préfigure la fin de la guerre franco-allemande. Mais c’est aussi l’une des plus belles pages de gloire de la gendarmerie. 150 années ont passé depuis cette terrible journée qui a vu un régiment de gendarmes s’illustrer au combat face à un ennemi très supérieur en nombre.

Pandore en technicolor, l’histoire des gendarmes au cinéma

Si, pour beaucoup, l’incarnation du gendarme sur le grand écran se résume aux grimaces du maréchal des logis-chef Cruchot, incarné par Louis de Funès, la présence de cette figure d’autorité est beaucoup plus variée qu’il n’y paraît. Dans son exposition Les gendarmes crèvent l’écran, le musée de la gendarmerie nous invite à découvrir les multiples facettes du soldat de la Loi dans le 7e art.

Le tricentenaire du maillage territorial en brigades

En mars 1720, une réforme cardinale pour la structuration territoriale de la gendarmerie contemporaine est adoptée : désormais, la maréchaussée royale sera organisée en brigades, au sein de compagnies plus étendues. Quels sont, plus précisément, les éléments d’une série d’édits qui transforment en profondeur la maréchaussée pour lui donner des caractéristiques qui vont perdurer jusqu’au XXe siècle ?

Le bestiaire de Pandore, ou l’utilisation des animaux en gendarmerie à travers les siècles

Jusqu’à la fin du XIXe siècle, la gendarmerie tout comme l’armée ou la police, était tributaire des animaux, tant sur le plan tactique que logistique. Souvent polyvalents, le cheval, le mulet, ou encore le chien y remplissaient des tâches variées, pour le combat mais aussi le transport, le ravitaillement, la communication ou encore le service sanitaire. Par la suite, si la place de l’animal évolua, il resta un auxiliaire d'importance pour la réalisation de missions où les technologies n'avaient pu le remplacer.

Le 45e Bataillon de chars de combat de la gendarmerie à Stonne

Une décision du 15 mai 1933 instaure un « groupe spécial autonome de garde républicaine mobile », qui s’organise autour de deux compagnies de chars et une d’automitrailleuses Panhard. Installé à Satory, dans l’ouest parisien, il est initialement équipé de chars Renault FT17. Cette unité vient renforcer le dispositif du maintien de l’ordre mis en place au sein de la gendarmerie en 1921. Peu de temps après sa création, ce corps est rebaptisé du nom de « groupe spécial blindé de garde républicaine mobile », qui est rattaché à la première légion de Garde républicaine mobile (GRM).