Histoire

Le général Joseph Plique, premier directeur de la gendarmerie

Auteur : l'aspirante Noémie Carlus - publié le
Temps de lecture: ≃1 min.
Portrait du capitaine Joseph Plique en 1908.
© Service historique de la Défense

Le premier commandement dirigé par un militaire issu de l’Arme voit  le jour le 21 octobre 1920 en la personne du général Joseph Plique.

Alors que, depuis le 24 juillet 1815, la gendarmerie est la seule branche militaire à ne pas posséder de représentant issu de ses rangs auprès du ministre, la loi de finances du 21 octobre 1920 instaure, au sein de l’administration centrale du ministère de la Guerre, un organisme en charge de l’Arme : la direction de la gendarmerie nationale. Le premier commandement dirigé par un militaire issu de l’Arme voit enfin le jour.

En vertu du décret du 16 février 1918, Georges Clemenceau, président du Conseil depuis novembre 1917, instaure provisoirement une sous-direction de la gendarmerie. De ce fait, et à l’instar des autres états-majors, la gendarmerie est désormais dirigée au plus haut niveau par un gendarme. Bien que la sous-direction reste rattachée à l’Arme de la cavalerie, pour les gendarmes, cette dernière répond à leurs attentes puisqu’elle permet une augmentation de la solde, la création de l’École d’officiers et d’aspirants de Versailles, mais également l’obtention du rang de sous-officier pour les gendarmes. C’est un saint-cyrien, chevalier de la Légion d’honneur, le lieutenant-colonel Joseph Plique (1866-1949), qui est choisi pour accomplir cette mission.

Les origines de la direction générale de la gendarmerie nationale

L’histoire de l’Institution montre à quel point cette entité est nécessaire pour défendre ses intérêts et ceux des hommes qui la composent. ..

Lire la suite...

Le 15 février 1920, la sous-direction est supprimée. Elle est remplacée sept mois plus tard par une direction au sein du ministère de la Guerre. Ainsi l’Arme se dote d’une chaîne de commandement autonome. Naturellement, le colonel Plique est privilégié pour remplir cette nouvelle charge. Ainsi, grâce à sa connaissance très complète de l’Arme, il établit un programme d’innovation en contribuant, entre autres, à la création des pelotons de gendarmerie mobile par la loi du 22 juillet 1921.

Ces derniers constituent une réserve à la disposition du ministre de la Guerre pour des opérations de maintien de l’ordre en métropole. Salué par le cabinet du ministre pour ses deux mandats très productifs et gratifié par l’élévation au grade d’officier dans l’ordre de la Légion d’honneur en 1921, le colonel Joseph Plique est nommé commandant du deuxième secteur de la gendarmerie de Tours (Indre-et-Loire) le 25 juin 1922, avant d’être promu général de brigade le 24 juin 1923.