Portraits

Adjudant Kléber, maître de chien au PGHM d’Oloron-Sainte-Marie

Auteur : Antoine Faure - publié le
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© Gendarmerie/SIRPA/B.LAPOINTE

L'adjudant Kléber et son berger belge malinois Loustik forment l'équipe cynophile du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) d’Oloron-Sainte-Marie, dans les Pyrénées-Atlantiques.

L’adjudant Kléber a effectué son service militaire au sein du PGHM de Jausiers, dans les Alpes-de-Haute-Provence. « Cela m’a permis de concilier mes obligations militaires avec ma passion pour la montagne et le secours, dit-il. Je participais aussi au dressage des chiens. » Une fois entré en gendarmerie comme sous-officier, il n’a alors qu’un seul but : intégrer un PGHM.

« Après 10 années de service en PGHM en tant que secouriste, une place de maître de chien s’est libérée et je n’ai pas hésité. » Loustik est son troisième chien. C’est un berger belge malinois, qui lui a été attribué en 2016, lors du stage de formation au Centre national d’instruction cynophile de la gendarmerie (CNICG), à Gramat, dans le Lot. « Un moment important pendant lequel il faut trouver le meilleur équilibre entre les caractères du maître et du chien, puis se familiariser avec l’animal. La base du dressage, c’est l’obéissance : il faut discipliner les instincts du chien. »

Parmi les nombreuses missions que Kléber a effectuées avec ses trois chiens, l’une d’elles l’a particulièrement marqué. « C’était avec mon chien précédent, un berger allemand, se souvient-il. La disparition d’une personne avait été signalée un vendredi. Le mercredi suivant, alors qu’on était sur le point d’abandonner les recherches, le chien a réussi à retrouver sa trace. Il était tombé dans une crevasse et était vivant. C’était évidemment une grande émotion. »

Malheureusement, notamment en cas d’avalanche, les chances de survie sont très minces en montagne, et les gendarmes découvrent souvent des corps sans vie. « C’est un sentiment mêlé, assez étrange, relève le gendarme. Parce qu’on ressent tout de même une forme de satisfaction pour le chien, qui a réussi sa mission et manifeste de la joie. Et bien sûr, on ressent de la tristesse pour les familles, même si c’est important pour eux aussi, pour pouvoir faire leur deuil. »

Kléber adore son métier, « une vie sans montre, ni agenda » et sa relation avec Loustik. « Qu’on soit en service ou de repos, on est ensemble. Ce lien très fort, c’est ce qui fait le charme de ce métier. Et un maître dira toujours de son chien qu’il est le meilleur ! » Et si Loustik pouvait parler, on parierait qu’il dirait la même chose de son adjudant.