Portraits

Branché sur l’engagement

Auteur : Antoine Faure - publié le
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© GGD83

Agent Enedis dans le Var, Jean-Philippe De Cesar est aussi, depuis un an, réserviste opérationnel de la gendarmerie nationale, au sein du Groupement de gendarmerie départementale (GGD) du Var. Portrait d’un homme de terrain qui veut se rendre utile, au service de la population.

Pour Jean-Philippe, « c’est le même ADN. » Entre ses fonctions professionnelles, au sein de la société Enedis, et son engagement citoyen, comme réserviste opérationnel de la gendarmerie nationale, ça matche ! « Être au service du public, aider la population au quotidien, c’est ma première motivation. »

Au moment d’entrer dans la vie active, il envisageait d’ailleurs plutôt de porter l’uniforme. « Mais je faisais partie de la première classe d’âge à être dispensée du service militaire, malheureusement. J’ai toujours gardé en tête l’idée de rejoindre la gendarmerie. »

Chez EDF, puis Enedis, Jean-Philippe gravit pendant 22 ans les différents échelons, de technicien à chef de pôle. Il est aujourd’hui responsable de la base opérationnelle de Saint-Tropez, où il gère une équipe de 23 agents dédiée à l’entretien et au renouvellement du réseau électrique. En 2017, il décide de renouer avec son souhait initial de s’engager en gendarmerie, et pousse la porte de la caserne Donadieu à Marseille.

L’année suivante, une entorse à la cheville l’empêche de terminer la Préparation militaire gendarmerie (PMG), à l’issue de laquelle les volontaires sont admis dans la réserve. En 2019, la préparation se passe cette fois sans encombre, mais un mail de convocation aux tests psychologiques, non parvenu à son destinataire, va figer le processus de sélection. « J’ai pris l’initiative de contacter le général Olivier Kim (Commandant des réserves de la gendarmerie, NDLR) pour lui affirmer mes intentions de rejoindre la réserve, et la situation a pu être débloquée. »


© Enedis en Côte d'Azur

« Répondre à l’appel de la Nation »

Depuis un an, Jean-Philippe est donc engagé comme réserviste opérationnel au sein du Groupement de gendarmerie départementale (GGD) du Var. Il bénéficie pour cela d’une convention passée entre Enedis et le ministère des Armées, qui autorise les salariés de l’entreprise à prendre dix jours de détachement, a minima, sans aucune perte de salaire. « J’ai aussi la chance d’avoir une hiérarchie qui salue mon engagement et le valorise », souligne Jean-Philippe.

« Mon expérience en gendarmerie m’est profitable au quotidien dans l’exercice de mon métier, ajoute-t-il, notamment dans sa dimension managériale, mais aussi pour la cohésion d’équipe, la gestion du stress… Le management militaire n’est bien sûr pas toujours applicable dans le civil, mais parfois c’est très utile. Lors de la tempête Alex, par exemple, j’étais chargé de la supervision de huit hélicoptères, dédiés à Enedis pour la remise en état des réseaux électriques, avec une centaine de personnes à héliporter vers les vallées sinistrées. J’avais besoin d’être très directif. »

Échange de bons procédés, sa parfaite connaissance des réseaux électriques peut s’avérer fort utile pour ses camarades gendarmes. « Cela peut aider à appréhender les risques électriques, lors d’une collision entre un véhicule et un pylône par exemple. »

Dans le contexte sécuritaire actuel, la gendarmerie nationale va s’appuyer plus que jamais sur ses réservistes. Jean-Philippe le sait et s’y est préparé. « J’ai posé plusieurs jours pour me rendre disponible pour répondre à l’appel de la Nation, aux besoins de la population. »

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