Immersion

Chantilly : le G7 des ministres des Finances sous haute protection de la gendarmerie

Auteur : le capitaine Éric Costa - publié le
Temps de lecture: ≃2 min.
© ASP Bastien RIBARD
© Tous droits réservés

Dans le cadre de la présidence française du G7, une rencontre des ministres de Finances des pays membres et de plusieurs invités a eu lieu à Chantilly (60), du 16 au 18 juillet derniers. Les G7 étant traditionnellement la cible d’actions plus ou moins organisées et virulentes en raison de leur symbolique et de leur forte médiatisation, la gendarmerie nationale, territorialement compétente, a déployé un important dispositif de sécurisation.

En plus de ses moyens organiques, dont la brigade fluviale de Noyon, et deux équipes cynophiles piste-défense et les deux postes à cheval isariens, le Groupement de gendarmerie départementale de l’Oise (GGD60), chef du dispositif opérationnel, a bénéficié du renfort d’effectifs régionaux et centraux.

Des renforts de tous horizons

Dès la phase de planification puis en appui lors de la conduite des opérations, des militaires du centre de planification et de gestion de crise sont venus renforcer le poste de commandement opérationnel, tout comme un officier de la sous-direction de l’anticipation opérationnelle qui a été projeté aux côtés de la cellule renseignement du GGD60.

Des moyens spéciaux ont également été engagés, à l’instar de la Cellule nationale d’observation et d’exploitation d’imagerie légale (CNOEIL), d’un hélicoptère de la section aérienne de la gendarmerie d’Amiens, d’une équipe drone de surveillance et de 11 militaires qualifiés « Lutte anti-drone » issus des sections des systèmes d'information et de communication de l’Oise et de la Somme, ainsi que de la compagnie de gendarmerie départementale de Beauvais et de la gendarmerie des transports aériens.

Afin d’armer les différents postes des zones de dissuasion, de contrôle et d’accréditation, en plus des 108 militaires d’active de l’Oise et des 190 réservistes opérationnels de la gendarmerie de Picardie, 11 escadrons de gendarmerie mobile, une escouade et des tireurs d’élite de la garde républicaine, ainsi que la Cellule nationale d’appui à la mobilité (CNAMO) sont venus renforcer le dispositif. L’antenne-GIGN de Reims a également été activée dans le cadre de la lutte antiterroriste.

Piloter et escorter les cortèges

Les 23 délégations et les nombreuses personnalités invitées, chefs de grandes entreprises françaises ou étrangères, ont nécessité la mise en place d’un groupe de force « Flux et escorte ».

Ce groupe était placé sous les ordres du commandant de l’escadron départemental de sécurité routière de l’Oise et composé de 50 équipages motocyclistes, sa mission a été de piloter et d’escorter les cortèges d’autorités, notamment depuis l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle et de celui du Bourget.

En mesure de judiciariser

Un groupe de force judiciaire a également été constitué et placé sous les ordres du commandant de la Brigade de recherches (B.R.) de Chantilly.

En mesure d’assurer tous les actes d’enquête utiles dans les plus brefs délais, cette équipe dédiée à la police judiciaire a été armée par des militaires des B.R. de l’Oise, de la cellule identification criminelle et numérique de l’Oise, de la section de recherches et du groupe d’observation et de surveillance d’Amiens.

La Cellule nationale nucléaire radiologique biologique chimique (C2NRBC) du groupement blindé de gendarmerie mobile de Versailles-Satory (78) était également présente, en prévention et en mesure d’intervenir en cas d’attaque terroriste entrant dans le spectre de la menace NRBC.