Immersion

Nouvelle-Calédonie : les gendarmes mobiles en renfort des unités territoriales

Auteur : la rédaction avec l’EGM 28/2 de La Réole - publié le
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Pendant leur séjour en Nouvelle-Calédonie, les gendarmes mobiles de La Réole, déployés pour partie au sein du DSI de Houaïlou, ont notamment apporté leur concours à la lutte contre la culture des stupéfiants.
© EGM 28/2 de La Réole

Projeté en Nouvelle-Calédonie de mai à août 2019, l’escadron de gendarmerie mobile de La Réole a renforcé les compagnies de gendarmerie départementale de Koné et de Poindimié, en détachant une grande partie de ses militaires au sein des brigades, mais aussi en armant trois détachements de surveillance et d’intervention. Retour sur l’action du DSI de Houaïlou, entre lutte contre les cultures de stupéfiants et interpellations domiciliaires.

Les départements et collectivités d’outre-mer bénéficient en permanence de la présence de 21 unités de gendarmerie mobile. Lorsqu’ils ne sont pas engagés en maintien ou en rétablissement de l’ordre, les gendarmes mobiles déplacés renforcent leurs camarades de la gendarmerie départementale, soit dans le cadre d’un détachement dans les unités territoriales, soit en armant un Détachement de surveillance et d’intervention (DSI), adoptant alors des modes de fonctionnement similaires à ceux d’un Peloton de surveillance et d’intervention de gendarmerie (PSIG).

Le Commandement de la gendarmerie (COMGEND) de Nouvelle-Calédonie est ainsi renforcé par cinq Escadrons de gendarmerie mobile (EGM), soit environ 375 militaires, pour mener à bien ses missions quotidiennes.

Focus sur l’escadron de La Réole

Projeté en Nouvelle-Calédonie de mai à août 2019, l’EGM 28/2 de La Réole, commandé par le chef d’escadron Philippe Règne, est plus particulièrement déployé dans la province nord de l’île, sur les compagnies de gendarmerie départementale de Koné et de Poindimié.

Bien que la plupart de ses personnels soient détachés au profit de brigades territoriales, comme à Hienghène, Poum ou encore Pouebo, l’escadron déploie également trois DSI, à Koumac, Poindimié et Houaïlou.

Forts de leur capacité à occuper le terrain et de leur réactivité, ces DSI offrent au commandement local une importante plus-value opérationnelle.

18 500 pieds de cannabis arrachés et détruits

Pendant son séjour, le DSI de Houaïlou a notamment apporté son concours à la lutte contre les stupéfiants. Ainsi, agissant sur la base de renseignements, recueillis par la brigade territoriale de Houaïlou auprès de la population locale ou par le biais de reconnaissances aériennes effectuées grâce à la section aérienne de gendarmerie de Nouméa, l’unité a planifié et mené de nombreuses opérations ayant conduit à l’arrachage de plus de 18 500 pieds de cannabis.

Deux actions d’envergure, réalisées avec le concours des DSI de Poindimié et de Koumac, ont notamment permis la découverte et la saisie successives de 3 614 plants de cannabis, puis de 4 116 autres pieds.

Interpellations domiciliaires

Les missions du DSI de Houaïlou ne se sont toutefois pas limitées à ce domaine d’action.

En effet, le détachement étant essentiellement constitué de militaires issus du peloton d’intervention, il s’est vu confier la réalisation de près de vingt interpellations domiciliaires au profit de la brigade territoriale de Houaïlou. La plupart concernaient des individus visés par la mise à exécution de peine de prison. D’autres ont également été conduites dans le cadre de tentative d’homicide par arme à feu. Ces arrestations ont par ailleurs fréquemment conduit à la découverte de produits stupéfiants, venant compléter « le tableau de chasse » du DSI dans ce domaine.

L’appui des gendarmes territoriaux de la brigade de Houaïlou, la mise en œuvre des vecteurs aériens et nautiques, ainsi que la motivation et l’engagement des militaires du DSI, mis en exergue par des infiltrations pédestres à la recherche de zones de culture de cannabis particulièrement difficiles d’accès, ont été des facteurs clés de la réussite de ces diverses opérations et des excellents résultats obtenus sur l’ensemble de la mission.

La robustesse des gendarmes mobiles leur a permis de rechercher des zones de culture de cannabis dans des sites particulièrement difficiles d’accès.

© EGM 28/2 de La Réole