Immersion

Sécurisation du rallye de Monte Carlo

Auteur : ASP Morgane Jardillier - publié le
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Les gendarmes veillent aux côtés du service de sécurité de la course à ce que les spectateurs restent en retrait de la route.
© SirpaGend

Le championnat du monde des rallyes s'est ouvert le 21 janvier 2016 avec la mythique épreuve du Monte Carlo. Plus de 125 gendarmes par jour ont été mobilisés pour assurer la sécurité.

Les moteurs vrombissent, les pneus sont chauds, les pilotes sont prêts à parcourir les 1 448 km de routes de la 84e édition du Rallye de Monte Carlo (RMC). Du 21 au 24 janvier 2016, les Hautes-Alpes (05) ont été le terrain d'une grande partie du parcours. Le Monte Carlo est avant tout une fête, pour les pilotes démarrant leur saison et pour les milliers de spectateurs qui campent autour des passages les plus spectaculaires.

Pour conserver à ce grand rendez-vous son caractère festif, plusieurs centaines de gendarmes sont mobilisés. Leurs missions : interdire la circulation et le stationnement sur le parcours, veiller à la sécurité et à l'ordre public, fluidifier les liaisons entre les spéciales et veiller au respect du Code de la route.

Le maître mot : sécurité

« Le plus grand enjeu est la sécurité des spectateurs », explique le colonel (COL) Christian Flagella, commandant le groupement de gendarmerie départementale des Hautes-Alpes. À la recherche d'adrénaline et des meilleurs points de vue, le public ne mesure pas toujours la dangerosité de la course. La gendarmerie, tout comme l'organisateur de la mythique épreuve, l'Automobile Club de Monaco (ACM), insiste sur le respect des consignes de sécurité, notamment sur le positionnement des spectateurs pour assister aux courses.

« Il est impératif pour les piétons de respecter les zones de sécurité sur le parcours de l'épreuve. Si toutes les conditions de sécurité ne sont pas réunies, l'épreuve peut être annulée, comme cela a été le cas l'année dernière. Le public était positionné en dehors des zones réservées et cela devenait trop dangereux », indique le colonel.

Le « staff gendarmerie » au service de la sécurité

Au sein du P.C. interservices, les gendarmes travaillent en totale coordination avec les organisateurs du RMC

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Avant chaque départ de course, les gendarmes départementaux et les réservistes sécurisent l'itinéraire emprunté par les coureurs. Un escadron de gendarmes mobiles (24/6 Antibes et des militaires du GGM I/6 Nîmes) prête main-forte et est prêt à intervenir sur d'éventuels troubles à l'ordre public.

Le dispositif est appuyé par des hélicoptères de la gendarmerie dont le rôle est déterminant en termes d'observation et de recherche du renseignement : ils assurent la reconnaissance du parcours et surveillent les spectateurs et les autres hélicoptères (équipes de télévision ou privés) survolant le rallye.

Cette année, compte tenu de la spéciale traversant la station de ski d'Ancelle, par le col de Moissière, le PGHM de Briançon (05) est engagé avec un quad chenillé de façon à pouvoir se déplacer sur les pistes de ski et intervenir le plus rapidement possible en cas de problème. à la fin de chaque spéciale, les coureurs doivent partager le bitume avec les autres usagers.

Même s'ils sont en transit, ils sont soumis au respect du Code de la route. « Un concurrent en infraction sera verbalisé et l'organisateur pourra le sanctionner », précise le commandant du GGD 05.

Tous sous le même drapeau

Panne, éboulement de terrain, ligne téléphonique arrachée, sortie de route ou accident, le Poste de commandement opérationnel (PCO) est en mesure de réagir efficacement à chaque incident. Situé au cœur du parc d'assistance à Gap (05), il est considéré comme le centre névralgique de la sécurité de la course. Durant les trois jours de passage du rallye, cette structure de commandement, placée sous l'autorité du préfet et en lien direct avec le P.C. course de Monaco, coordonne l'ensemble des acteurs impliqués.

Circulez, s'il vous plaît !

Les gendarmes ont pour mission de permettre l'accès des spectateurs aux zones de rallye et de préparer la remise en circulation des pilotes et des spectateurs. L'adjudante Elise Beaumont, de la BTA de Laragne-Montéglin (05), est postée à un point stratégique pour la gestion des flux : à l'intersection de l'arrivée d'une spéciale et du parcours de liaison.

« Le public comprend l'importance de la sécurité et respecte les consignes données. » La course terminée, les spectateurs souhaitent à leur tour rejoindre leur véhicule. Afin de fluidifier la circulation, les gendarmes s'assurent que tous les véhicules repartent dans le même sens. « Tout est une question d'anticipation », conclut le COL Flagella.