Immersion

Dans le Jura, le peloton de gendarmerie de montagne veille à la préservation de l’écosystème

Auteur : Capitaine Marine Rabasté - publié le
Temps de lecture: ≃2 min.
© SIRPA - M-A Saillet

En coopération avec l’Office français de la biodiversité (OFB), le Peloton de gendarmerie de montagne (PGM) des Hauts-de-Bienne participe pleinement à la protection de l’environnement du massif jurassien, où l’activité économique est susceptible de perturber l’écosystème si elle n’est pas encadrée.

Bien connu pour ses activités de secours en montagne, le Peloton de gendarmerie de montagne (PGM) des Hauts-de-Bienne s’engage également sur d’autres fronts, comme celui du respect de l’environnement.

Prisée pour ses paysages naturels permettant de pratiquer ski de randonnée, raquettes et autres balades en tout genre, la zone forestière du Haut-Jura regorge en effet d’une faune et d’une flore diversifiées, dont la protection est un enjeu essentiel.

En hiver, il s’agit notamment de protéger le grand tétras, espèce emblématique du secteur. Ce gallinacé est ce que l’on appelle une espèce parapluie, dont la protection profite à un grand nombre d’espèces locales. Mais celui-ci se nourrissant d’aiguilles résineuses, faibles en énergie, il ne doit pas être dérangé, au risque de s’éteindre et de perturber considérablement la biodiversité de la région. Cette situation sensible est prise en compte dans le balisage des chemins de randonnée, mais encore faut-il que celui-ci soit respecté !


© SIRPA - V. Martin

Une coopération essentielle

Le respect de l’environnement est régi par un arrêté préfectoral de protection de biotope des forêts d’altitude du Haut-Jura, en vigueur depuis le 27 mai 2019. Celui-ci interdit un certain nombre d’activités susceptibles de nuire à l’écosystème, telles que le bivouac, la randonnée en dehors des itinéraires indiqués ou encore la poursuite d’animaux pour des prises de vue.

Régulièrement, le PGM des Hauts-de-Bienne veille à l’application de ces mesures de protection, en particulier grâce à une coopération avec l’Office français de la biodiversité (OFB) et la mise en place de patrouilles communes.

Tout au long de l’année, adaptant l’orientation de leur mission et les moyens employés au biorythme, ainsi qu’à l’activité touristique, les gendarmes et les agents de l’OFB parcourent les chemins et sensibilisent les randonneurs à l’importance du respect de l’environnement jurassien.

Le non-respect de l’arrêté préfectoral est passible d’une contravention de 4e classe, mais les militaires et les agents de l’OFB misent d’abord sur la pédagogie. Il s’agit de faire comprendre aux différents types de population l’importance de la préservation des espèces et l’impact de leur extinction sur l’écosystème. Cette coopération interservices est essentielle, les agents de l’OFB apportant leurs connaissances pointues en matière environnementale, tandis qu’ils bénéficient en retour de l’aspect dissuasif des militaires et de leurs compétences dans le domaine judiciaire.

Un beau partenariat donc, qui permet de conserver cet espace encore relativement épargné par l’activité humaine !