Immersion

Calais : des réservistes bretons engagés en renfort dans la lutte contre l’immigration clandestine

Auteur : l'adjudant Alexandre Boulais - CABCOM RGBRET - publié le
Temps de lecture: ≃2 min.
© Gendarmerie nationale

Du 11 au 25 janvier, seize réservistes de la région de gendarmerie de Bretagne ont été mobilisés à Calais, au titre de l’opération Poséidon, pour renforcer la lutte contre l’immigration clandestine.

Dans un contexte migratoire tendu, les plages du littoral aux abords de Calais sont une base de départ pour les migrants souhaitant se rendre en Grande-Bretagne. Les passeurs, très actifs, profitent pleinement de la situation. Mais on constate également une augmentation des départs improvisés à bord d’embarcations de type « small boats ».

Pour faire face à ce phénomène, le dispositif opérationnel de Lutte contre l’immigration clandestine (LIC) a été renforcé, avec une augmentation significative des réservistes affectés à cette mission. Baptisée « Poséidon », l’opération se concrétise par la mise en place de Sections de réserve territoriale (SRT). Du 11 au 25 janvier dernier, l’une d’elles était composée par seize réservistes de la région de gendarmerie de Bretagne.

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Sur place, la SRT bretonne s’est vu attribuer la surveillance du secteur « Marquise sud », une zone qui s’étend du Cap Gris Nez à Ambleteuse. Répartis en équipes de trois et engagés pour une durée de six heures successives par jour, les réservistes ont rempli leur mission en s’appuyant sur trois modes d’action principaux :

- déceler les préparatifs de départ des migrants dans la zone littorale et les massifs dunaires ;

- interpeller les migrants, les passeurs et leurs complices ;

- enfin, tenir les migrants, passeurs et complices à disposition de la Police aux frontières (PAF).

© Gendarmerie nationale

Durant deux semaines, ils ont également quotidiennement pris attache avec les riverains, les promeneurs, les chasseurs ainsi qu’avec les unités de police et de gendarmerie. Au moyen de patrouilles pédestres et en véhicule, ils ont vérifié tous les lieux pouvant constituer des caches pour ces étrangers en situation irrégulière : endroits isolés, bosquets, talwegs, blockhaus...

Les réservistes de la SRT ont aussi procédé à des contrôles de flux. Dans ce cadre, ils ont notamment intercepté, le 21 janvier, trois migrants en situation irrégulière, mineurs et dépourvus de documents d'identité. Après les vérifications d'usage, les réservistes les ont remis à la permanence du dispositif de Brigade de gestion des événements (BGE) de l'opération Poséidon. Les trois mineurs ont été pris en charge pour mise en sécurité.

© Gendarmerie nationale

Une mission particulière

Les conditions météorologiques ont parfois pu gêner l’action des militaires, mais elles ont aussi considérablement dissuadé les personnes souhaitant traverser les 39 km séparant les côtes françaises du rivage britannique. Animés d’une volonté de donner le meilleur d’eux-mêmes, les réservistes de cette unité éphémère, composée d’anciens de l’arme et de personnes issues du monde civil et exerçant des professions variées, ont vécu une mission particulière et, selon le capitaine de réserve commandant la SRT, « dans une excellente ambiance ».