Interpellation de 4 individus qui avaient tiré sur des gendarmes après un braquage à Saint-Tropez

auteur : Sirpa, Gendarmerie nationale - publié le

Rappel des faits : le 2 janvier 2018 vers 19 heures, quatre hommes commettent un vol à main armée sur le très fréquenté salon des antiquaires de Saint-Tropez.

Masqués et armés, ils pénètrent sur le stand d’un bijoutier, encore ouvert au public, brisent plusieurs vitrines à l’aide d’une masse, molestent l’un des vendeurs, frappent un touriste à coup de crosse, et s’emparent de bijoux et montres anciens pour un préjudice estimé à plus de 650 000 euros.

Alertés par des témoins, des gendarmes de la brigade de Saint-Tropez, en patrouille pédestre de proximité, se lancent immédiatement à la poursuite des individus dans les ruelles du centre-ville.

Alors qu’ils parviennent à les rattraper, l’un des malfaiteurs fait feu à 5 reprises sur les deux militaires, sans les atteindre. En raison de la configuration des lieux et de la foule présente dans ce secteur, les gendarmes décident de ne procéder à aucun tir de riposte. Un plan de recherches est immédiatement lancé mais les gendarmes perdent la trace des fuyards.

 

Enquête : la section de recherches de Marseille (13) et la brigade de recherches de Gassin-Saint-Tropez (83) sont co-saisis de l’enquête ouverte pour tentative de meurtre sur agent de la force publique, vol à main armée en réunion et violence avec arme. Une cellule d’enquête est ouverte, avec l’appui des services et unités du groupement de gendarmerie départementale du Var.

Les premières investigations se concentrent sur les auditions de victimes et de témoins présents au moment des faits, ainsi que sur l’exploitation de la vidéosurveillance. Les cartouches tirées par les malfaiteurs sont également examinées : il s’agit d’une copie yougoslave de Kalachnikov.

Le gardien de la résidence à hauteur de laquelle la trace des fuyards est perdue devient un suspect potentiel du fait de ses liens avec d’anciens légionnaires originaires d’Europe de l’Est vivant et travaillant dans le secteur. Les investigations se poursuivent et permettent de privilégier cette piste.

 

Actualisation : le 20 février, après une phase d’observation réalisée par les gendarmes du groupe d'observation et de surveillance de la région de gendarmerie de Provence-Alpes-Côte-d'Azur et des cellules départementales d'observation et de surveillance du Var et du Vaucluse, les interpellations sont déclenchées. Près de 120 militaires, dont ceux de l’antenne GIGN d’Orange, procèdent à l’arrestation simultanée des quatre auteurs présumés à Saint-Martin-les-Eaux (04), Ramatuelle (83), Saint-Tropez et Cogolin (83).